May snapshots

Hello toi, tu vas bien? Mon gros highlight de ce mois a été la réouverture des musées le 17 mai. Dès que la date fut confirmée, j’en ai profité pour réserver toutes les expositions à l’agenda du Tate. J’ai un abonnement alors je compte bien rattraper le temps perdu. Ce fut un mois plutôt étrange. Tel une montagne russe, mai a enchaîné les hauts et les bas. On va donc se focaliser sur le positif car le positif attire le positif n’est-ce pas?

Tate Modern & Tate Britain: Lynette Yiadom-Boakye, Heather Phillipson & AUGUSTE rodin

Les musées ont donc rouvert pour mon plus grand bonheur. Habituellement avec mon abonnement, je peux me rendre au Tate sur un coup de tête et me promener dans les collections permanentes sans le moindre soucis. Avec la pandémie, on est obligé de réserver pour chaque exposition et collection. Ce qui ne me dérange pas du tout mais cela veut dire qu’on ne peut plus passer sa journée au musée. Alors je répartis mes visites.

La première que j’ai vue était sur l’artiste peintre Lynette Yiadom-Boakye. Ses sujets sont des personnages fictifs, créés à partir d’images ou tout simplement issus de son imagination. J’ai tout particulièrement aimé le jeu des teintes. Car bien qu’elle utilise principalement des couleurs sombres, elle met celles-ci en avant en créant des contrastes lumineux apportant beaucoup de profondeur à ses tableaux. Le même jour, j’ai eu la possibilité de découvrir l’artiste Heather Phillipson. Pour se rendre à la salle dédiée à Yiadom-Boakye, on doit passer par les oeuvres de Phillipson et ce fut assez déroutant. On est plongé dans une salle rouge, bruyante, qui génère des émotions. Cette installation ne m’a pas laissé indifférente.

Pour finir, j’ai aussi vu The Making of Rodin. Et je dois dire que c’est l’expo qui m’a le moins plu. Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, c’est juste que je suis moins fan de sculpture. Surtout quand elles sont si propres, si parfaites. J’aime l’irrégularité de la peinture, voir le coup de pinceau ou de couteau. J’aime l’art visuel, les installations faites d’objet du quotidien. La sculpture de marbre c’est un art méticuleux mais trop léché à mon goût. En revanche, j’ai découvert que Rodin avait également peint. Et c’est cette mini salle de 6m² qui a eu le plus d’effet sur moi.


Un tour deS librairieS londonienneS

Je me suis donnée pour défi de visiter toutes les librairies de Londres. Bon pas en un mois ou un weekend mais j’ai néanmoins envie de toutes (ou presque) les découvrir. J’ai enfin mis les pieds dans la branche de Daunt Books à Marylebone. Et je n’ai bien évidemment pas pu résister à prendre une photo du deuxième étage. Ouverte en 1992, celle-ci s’est installée dans une ancienne librairie édouardienne avec de longues galeries en chêne, de gracieuses lucarnes et gravures. On se croirait dans une vieille bibliothèque.

En parlant de bouquin, je me suis lancée dans un nouveau projet. Cela fait des mois que j’ai ce débat, en mode monologue intérieur. Créer ou ne pas créer un bookstagram. Et finalement après avoir découvert le nouveau compte d’Elodie, takeonebook, et ses encouragements, je me suis lancée. Alors si tu aimes aussi la lecture, n’hésite pas à me rejoindre sur ab.bookmarks. Oui le compte est en anglais, j’habite à Londres après tout et puis qui sait peut-être que celui-ci m’ouvrira les portes de l’industrie littéraire. 


Un saut du côté de City of Westminster

Depuis le début de la pandémie, je peux compter sur les doigts d’une main les fois où je suis allée en centre-ville. Dans l’Ouest Londonien, probablement zéro. Donc lorsque j’ai visité le Tate Britain, j’ai fait un petit tour du côté de City of Westminster. Pour info, Big Ben est toujours en pleine rénovation caché par des échafaudages donc pas de photo. Ce fut étrange d’être de ce côté de la ville rempli de bâtiments à l’architecture très “londonienne”. Celle que l’on s’imagine quand on pense à Londres. Et finalement c’est un côté de la ville qui est très propre aussi. À croire que les façades venaient d’être rafraichies tellement les briques étaient blanches. Je suis probablement la seule personne à remarquer ce genre de chose haha. Quoi qu’il en soit c’est tellement fou de vivre dans une ville si hétéroclite où chaque quartier possède sa propre identité visuelle et humaine.


Un petit melting pot

On termine avec d’autres moments capturés ici et là. Je suis retournée à Chinatown, j’ai pris un boba qui était délicieux. J’ai fait mon premier pain perdu à la maison. Yep je n’en ai jamais cuisiné. Eh bien qu’il n’égale pas celui de ma maman (je l’ai fait avec du pain au levain), il était délicieux. Je suis aussi retournée au boulot quelques fois. Je suis tellement moins productive et distraite quand j’y suis. Et j’ai aussi fait un saut au Columbia Road Flower Market. Celui-ci se situe à deux pas de chez moi mais est toujours plein à craquer. Un dimanche alors que je me suis réveillée à 7h30 (la loose je sais) j’ai enfilé mon training, une veste et j’ai fait l’ouverture du marché. J’en ai profité pour acheter mes premières pivoines.

Et toi? Comment s’est passé ton mois de mai?


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