L’importance de dire stop

As-tu remarqué quand quelqu’un nous demande si on a des projets pour le weekend ou après celui-ci, ce qu’on a fait et qu’on répond “rien” – notre réponse est souvent accueilli avec un peu de déception. Même en plein milieu d’une pandémie mondiale, ce qu’on appelle hustle culture ne tarit pas. La productivité est entrée dans les mœurs et fait tellement partie de nous que ne rien faire est mal vu. Pourtant dans un monde qui tourne à 300km/h (malgré une crise sanitaire), il est important de dire stop (surtout pendant une crise sanitaire).

C’est officiel cela fait plus d’un an que le télétravail fait partie de ma routine. Je peux probablement compter sur les doigts d’une main le nombre de fois que j’ai vu mes collègues en personne et non pas à travers une webcam. Et bien que travailler depuis chez soi possède certains avantages, c’est loin d’être aussi facile qu’on l’imagine.

Quand faire des heures supp devient la norme

Au bureau, généralement une fois passé 17h30, j’éteignais mon ordinateur pour la journée et je rentrais chez moi. J’ai bien fait quelques heures supplémentaires ici et là lorsqu’on avait une campagne importante pour un client mais c’était plutôt rare. Maintenant malgré les meilleures intentions du monde, fermer boutique dès que l’horloge indique 17h30 est plus délicat. Il est facile de se faire happer par un dernier email ou travailler quelques heures en plus pour peaufiner un projet.

Finalement on se dit qu’on a le temps. Après tout on n’a plus à faire la navette entre le bureau et notre domicile. Sauf que 30 minutes peuvent vite se transformer en 1, 2, 3 heures ou plus. Franchement je n’ai jamais fait autant d’heures supplémentaires que depuis cette pandémie. Finir à 19-20h est devenu synonyme d’une bonne journée de travail en comparaison à celles où je termine vers 23h.

Apprendre à se déconnecter du travail

Ensuite il faut encore réussir à se déconnecter. Physiquement c’est possible même si cela signifie faire un pas de sa chaise de bureau à son lit. Mais mentalement c’est autre chose. Et bien que j’essaie d’aller me promener chaque soir après le boulot pour donner l’illusion d’une séparation entre le travail et la maison (#fakecommute), il y a des jours où je n’ai pas la force.

Vivre dans l’incertitude, sans projet pour nous motiver et à faire des heures supp est épuisant. Et étant donné que le mental et le physique sont étroitement liés, c’est épuisant mentalement mais aussi physiquement. Si on décide d’ignorer cette fatigue, elle peut vite conduire au burnout.

Avant lorsqu’on était malade ou qu’on ne se sentait pas en forme, on prenait un congé maladie et on restait à la maison. Mais lorsqu’on est déjà à la maison, on fait quoi? Parce qu’après tout, si on a un rhume, on peut toujours travailler de son lit. Si on a une gastro, les toilettes sont juste à côté. Être malade ne semble plus être une raison valable pour prendre un congé maladie. On se sent presque coupable. Surtout si ce n’est pas Covid. Quoi que. Deux de mes collègues ont été infectées et ont continué à travailler. Alors oui leurs symptômes étaient plus modérés mais quand même. Bien évidemment c’était leur choix, on ne les a obligé en rien. Mais il y a toujours des attentes tacites.

Prendre congé pour sa santé

Aujourd’hui j’ai envie de parler de l’importance de dire stop. D’écouter son corps. De faire des petits contrôles réguliers avec son esprit pour savoir comment on se sent vraiment.

Je suis le genre de personne qui encaisse plutôt facilement. Je relativise beaucoup. Quand quelque chose n’est pas important sur l’échelon mondial, j’ai tendance à respirer un bon coup et passer à autre chose. Mais des fois, toutes ces petites choses insignifiantes s’accumulent et je finis par exploser. C’est exactement la même chose lorsqu’il s’agit de ma santé mentale. Alors pour éviter d’arriver à ce point d’exhaustion, en plus de mes 1-on-1 checkups avec moi-même, je pose des jours de congé. Au hasard durant le mois. Sans vrai but, si ce n’est de s’occuper de moi.

Évidemment j’ai conscience que c’est un luxe de pouvoir faire ce genre de chose. Mais si tu as la possibilité de poser un jour de congé par mois, pour toi, je t’invite à le faire. Il y a des jours où je ne fais absolument rien, je suis une larve et ça fait un bien fou. D’autres où je suis productive mais je me focalise sur mes projets perso comme le blog ou mon podcast, musing. Faire quelque chose pour soi, rien que pour soi, franchement c’est magique. Surtout quand notre santé mentale en a besoin.


Qu’en penses-tu? Je serai curieuse de connaître ton avis sur ce sujet. Comment est-ce que tu t’occupes de ta santé mentale pendant cette période? Laisse tes conseils dans les commentaires, on sera probablement plus d’un.e à te remercier.

Prends bien soin de toi ♥


* Inscris-toi à la newsletter de pretty naive en cliquant ici *