1 an à Londres, mon expérience d’expat

Le 5 septembre 2019, je bouclais ma valise pour de nouvelles aventures à l’étranger. Cette fois, direction la capitale anglaise, Londres. Le 5 septembre 2020, je postais une photo en Story disant Cheers to 1 year in London et ça en a surpris plus d’un.e. Moi aussi, je dois avouer. Le temps est passé tellement vite. Merci au coronavirus et au confinement. Donc oui, ça fait un an que je suis à Londres. Ou plutôt techniquement car durant les trois mois de confinement (+ un mois), j’étais en Belgique.

J’avais fait un premier article après 6 mois, mais je pense qu’une petite mise à jour s’impose.

London – Love at first sight

Je l’ai dit précédemment; la première fois que j’ai mis les pieds à Londres, j’avais 15 ans. Ce fut le coup de foudre. J’étais en pleine adolescence, un petit côté emo/punk. Mes goûts vestimentaires et musicaux, ma personnalité finalement, ont vraiment commencé à se forger à cette époque. Londres a été une révélation. Je suis tombée sous le charme des anglais, de leur style, de leur accent, de leur musique, de leur façon d’être.

Les londoniens m’ont toujours donné l’impression que l’on peut être soi-même, peu importe ce que les autres pensent. Après ce premier city trip, j’y suis retournée presque chaque année. Comme cet amant chez qui l’on revient et dont on ne peut se résoudre à quitter. Je lui ai promis qu’un jour, je m’y installerai. Et 15 ans plus tard, c’est chose faite. Le déménagement n’a pas été facile. J’ai essuyé quelques échecs où j’étais à ça d’avoir le job. J’ai fait l’aller/retour en 36 heures pour un entretien. Il m’aura fallu 8 mois pour trouver un job mais une fois que l’offre d’emploi était signée, je n’ai pas trainé. 5 jours plus tard, je sautai dans l’Eurostar direction la ville qui me faisait tant rêver et qui a toujours eu une place si particulière dans mon coeur.

Londres – La réalité des choses

Alors que mon bilan de 6 mois était un peu plus technique, dans celui-ci j’ai plutôt envie de me focaliser sur moi.

J’ai enfin réalisé mon rêve de toujours: habiter à Londres. Mais est-ce vraiment suffisant? Eh bien non. Le bien être est composé d’une multitude d’éléments qui doivent trouver un certain équilibre ensemble. Et la localisation ne fait pas tout. Même en habitant sur une île paradisiaque, si le reste ne suit pas, je ne serai pas comblée non plus. Bien sûr aucun scénario n’est parfait. Personne n’est heureux à 100% dans sa vie, il faut être réaliste. Je vise plutôt 90%. C’est plus réalisable non?

Je pense aussi que je suis arrivée à un moment dans ma vie où je me pose beaucoup de questions. Sur ma carrière, mes relations, mes choix, mon but. Est-ce que ma vie a un sens? Ces 6 derniers mois, avec tout ce qui s’est passé dans le monde, n’ont vraiment pas aidé. Même occupée avec la folie de mon job, j’ai eu beaucoup de temps pour penser. Un peu comme si mon cerveau était séparé en deux. Mon quotidien avance, je fais des choses, je bosse mais j’ai aussi une multitude de questions pseudo-existentielles et philosophiques qui se promènent en coulisse.

À l’heure actuelle, j’adore vivre à Londres. Cette ville est pleine de surprises et m’émerveille un peu plus chaque jour. Mais vivre quelque part et y venir pour les vacances sont deux choses totalement différentes. Il y a des moments où je ne me sens pas à ma place, vraiment comme l’expatriée du groupe et je pense que c’est un sentiment que j’aurai toujours. À d’autres moments, je me sens comme a real Londoner. Et ces moments-là, je les chéris, j’atteins les 90%.

Londres ne sera peut-être pas my forever home comme je me l’étais imaginé il y a 15 ans mais en attendant, je prends tout ce qu’elle me donne.


* Inscris-toi à la newsletter de pretty naive en cliquant ici *