De beauty addicte à beauty low-buy

En 2019, à part 3 produits de maquillage, je n’ai rien acheté de nouveau. Je ne m’étais pas fixé un challenge, ça s’est fait tout seul, un peu par accident. Pour remettre les choses en perspective, je continue à remplacer mes favoris mais je n’achète rien de neuf. Mes placards ne débordent plus de shampoings, fonds de teint ou nettoyants visage en tout genre.

Confessions of a former beauty addict 

La blogosphère est une communauté en constante évolution et certainement pas immune aux tendances. Avant 2011, il semblerait que le monopole de la toile était détenu par les blogueuses mode. Tout le monde partageait ses OOTD (outfit of the day/tenue du jour) afin de prouver que la mode est accessible à tout.e.s. Même si la fast fashion soit toujours présente aujourd’hui, on peut dire qu’elle était à son apogée à l’époque. On était bombardé chaque semaine de nouveaux hauls H&M, Primark ou encore Forever 21. Puis tout à coup, notre intérêt s’est déplacé du monde de la mode à celui de la beauté. Sans crier gare, une vague de Beauty Gurus a déferlé sur la blogosphère et sur YouTube. Et cet engouement est également passé par moi. Ce qui a influencé mon contenu et surtout mes habitudes d’achat. C’est comme si je découvrais le maquillage pour la première fois. J’avais toujours envie d’essayer plein de choses. Et les produits se sont vite entassés.

Pourquoi je n’accumule plus les nouveautés? 

En 2017, j’ai décidé d’arrêter YouTube (eh oui, si tu ne savais pas j’avais une chaîne YouTube avant). J’explique les raisons de ma décision un peu plus en longueur dans cet article. En résumé je me sentais étouffée par tous ces produits inutilisés ou à peine entamés. Aussi à force d’essayer différentes choses, je me suis vite rendu compte de ce qui me plait et surtout ce qui convient à ma peau. À quoi bon jeter mon dévolu sur les nouveautés en rayon alors que je n’ai qu’un seul corps?

On achète 3 shampoings parce qu’ils sont en promotion. La semaine suivante, c’est au tour de l’après-shampoing, et on les ajoute à notre collection. C’est un cercle vicieux qui se répète à l’infini. Il y aura toujours quelque chose en promotion. C’est la base du marketing. Alors que nos arrière-grands-parents accumulaient les boîtes de conserve de peur qu’une nouvelle guerre éclate, notre génération accumule les produits de beauté. On n’a pas les mêmes priorités. Je vis en collocation. On est trois à partager la salle de bain et les choses pourraient vite dégénérer si on aligne toutes cinq différents shampoings sur le bord de la baignoire. J’ai un shampoing, un après-shampoing, deux nettoyants; un pour le corps et un pour le visage. Ça prend moins de place et c’est plus pratique. Dès qu’un produit est vide, j’achète son remplaçant et voilà.

En plus de l’aspect négatif lié au manque de place, j’ai déménagé pas mal entre 2014 et 2019. Devoir tout emballer pour ensuite tout déballer, c’est tannant. Une perte de temps, d’espace et de santé mentale. Sans oublier que les produits même non ouverts possèdent une date de péremption. Et si on utilise un fond de teint qui a mal tourné, c’est comme la mayonnaise, le résultat n’est pas joli joli.

De beauty addicte à beauty low-buy

Comment je suis passée à un low-buy 

J’ai tout arrêté. Pas du jour au lendemain comme vous pouvez vous en douter. J’ai décidé de revoir ma consommation de A à Z, j’ai mis en place quelques petites astuces en chemin et je me suis dit que j’allais les partager avec vous.

Faire un tri

Vous vous y attendiez probablement mais la première chose à faire dans ces moments-là est un tri tout simplement. Alors oui ce n’est pas une tâche super excitante mais soyons honnête ça ne vous prendra pas 5 heures. Sauf si bien évidemment vous avez accumulé des choses depuis 1995. Mais dans ce cas, il y a des chances que tout passe à la poubelle. Et quand je dis poubelle, je parle recyclage bien sûr.

Faire un inventaire

Rien de tel qu’un tableau Excel pour se rendre compte de ce que l’on possède et pour éviter les futures doublons. Lorsqu’un produit se vide, je jetais un œil à mon tableau pour voir si j’avais un remplaçant. Si oui, cool un produit en moins dans mon stock. Si pas, je l’ajoutais à ma liste de course. Ça m’évite d’accumuler les doublons. Depuis que j’ai mis ce système en place, j’ai considérablement vidé mon stock. À vrai dire je n’en ai plus. En bonus, ça me permet de voir quels sont mes favoris, les produits vers lesquels je reviens à chaque fois. Je sais que ceux-là sont une valeur sure.

Acheter en fonction de ses besoins

Alors bien évidemment, je suis totalement pour l’idée de se faire plaisir. Quand je suis allée au pop-up de Glossier (qui est maintenant ouvert jusqu’à fin 2020), j’ai acheté trois produits: un eyeliner, un produit pour les lèvres et un autre pour les yeux. Les deux derniers n’étaient absolument pas nécessaire. Je n’en avais pas besoin, j’en avais envie. Ce n’est pas tous les jours que Glossier ouvre un pop-up. Mais voilà ceux-ci sont les seuls produits (+ une palette NYX que j’utilise 6 jours sur 7) que j’ai acheté en 2019. Pourquoi? Parce que je n’ai besoin de rien de plus que ce qui se trouve déjà en ma possession.


Ça semble toujours facile sur papier. Il m’arrive d’avoir vraiment envie d’essayer un nouveau mascara mais il suffit d’avoir un peu de self control. Je me fais une petite wishlist et une fois qu’un produit est terminé, je m’y réfère pour voir si j’ai envie d’essayer autre chose. Mais à vrai dire je retourne toujours vers les bons vieux favoris. Pourquoi sortir de sa zone de confort en matière de beauté et de cosmétique quand on connait ce qui nous va et que notre peau nous le rend bien? Si on se remettait à accumuler les conserves (ou plutôt bocaux en verre) au lieu des produits de beauté? Ils en sont où vos placards?


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