En quête d’une nouvelle routine quotidienne

Ma vie a subi un léger revirement de situation. Je suis passée de sans-emploi logeant chez ma mère en Belgique à un job dans une agence de marketing et une collocation à Londres. Ma routine plutôt sédentaire a été bousculée en l’espace de 5 jours. Depuis, je rêve de retrouver une routine pouvant allier le personnel, le professionnel et le blog. Cet article en est l’exemple parfait. Prévu pour la semaine dernière, je n’avais même pas le titre en tête donc j’ai repoussé sa publication. Comme j’ai repoussé pas mal de choses ces derniers temps. Ce qui introduit plutôt bien le premier point…

Établir ses priorités

Déménager à Londres n’a absolument rien de glamourous. J’avais l’emploi mais trouver un appartement dans une des villes les plus chères et peuplées du monde est loin d’être une partie de plaisir. En arrivant, j’ai opté pour un logement en auberge de jeunesse. Je n’avais pas vraiment prévu mon départ, c’est arrivé tout à coup. Donc oui, j’avais des économies mais j’ai préféré un dortoir au luxe d’une chambre hors de prix en Airbnb. J’ai donc fait une croix sur mon intimité. Ainsi que sur mon sommeil. L’hostel est super bien situé au centre de Shoreditch. C’est à dire aussi en plein milieu des clubs. J’ai aussi mis de côté mon hygiène de manière générale. En partageant une chambre avec des inconnus, ma routine beauté était à son stricte minimum. Je n’ai mangé un repas chaud que 2 semaines après mon arrivée sur le sol londonien. Car entre les visites d’appartement et aussi l’envie de profiter de mes dernières journées de liberté, je n’avais pas vraiment la tête à cuisiner.

On s’imagine aussi que déménager dans un nouvel endroit, une nouvelle ville, signifie: sortir de l’Eurostar et déposer ses valises dans un nouveau chez-soi en un claquement de doigts. Pas vraiment. Alors bien que j’aie trouvé ma collocation assez rapidement, il n’en est que ça reste une collocation. Oui, je suis dans un quartier super cool, mon loyer est décent et je suis à 20 minutes à pieds du boulot mais à côté de ça je vis dans une boîte à chaussures. On est loin de ma chambre de Toronto. Mon but premier en arrivant ici était de trouver une chambre correcte, m’installer et attaquer la paperasse.

En quête d'une nouvelle routine (Shoreditch)

Se confronter à la réalité

Établir sa résidence dans un pays étranger c’est s’adapter aux normes. Pour avoir un logement il faut un compte en banque anglais, mais pour avoir un compte en banque il faut une adresse. Il faut une preuve de cette adresse. Un contrat de location ou une facture de consommation. Mais comment faire pour avoir une adresse si on ne peut pas ouvrir un compte en banque pour prouver que l’on peut payer un loyer. C’est un peu tirer par les cheveux comme histoire. Surtout qu’idéalement il faut aussi un contrat de travail pour ouvrir un compte car les banques aiment confirmer votre solvabilité.

Une fois que ces choses sont établies, on peut postuler pour un National Insurance Number (NIN). Il s’agit d’un numéro qui vous permet de travailler sur le sol anglais. Un peu similaire au Social Insurance Number (SIN) canadien. Sauf que ce dernier, on peut l’obtenir sans rendez-vous et le jour même. Le NIN, il faut prendre un rendez-vous (le mien était 3 semaines après mon arrivée). S’y rendre en journée, donc louper le boulot. Et ensuite, attendre entre 4-8 semaines pour savoir si on nous l’accorde ou non. Finalement le mien est arrivé sous 3 semaines donc je ne vais pas me plaindre!

En quête d'une nouvelle routine (Shoreditch)

Penser praticité

On pourrait croire que je suis habituée avec mes allers-retours entre le Canada et la Belgique mais boucler ma valise pour Londres n’a pas été une tâche facile. C’était au début du mois de septembre, les températures étaient délicieusement chaudes mais il fallait garder à l’esprit que l’automne arriverait plus vite qu’on ne le croit. Surtout que l’été indien qu’on a en Belgique, n’existe pas vraiment à Londres. Il a donc fallu penser praticité et ma valise s’est vite transformé en une collection de basiques. En rangeant mes t-shirts pour la première fois dans ma commode, j’ai remarqué que je n’avais emporté que des hauts noirs, gris ou blancs. En pantalon, des jeans noirs, bleus ou blancs. Ça peut sembler un peu triste mais ces basiques m’ont permis de créer une multitude de tenues. Des looks intemporels, classiques et dans lesquels je me sentais bien. Car tout allait ensemble. Je n’avais pas vraiment besoin de réfléchir alors que j’avais d’autres priorités. Puis ma petite maman m’a rendu visite pour mon anniversaire donc elle a apporté un peu de peps à mon dressing.

En quête d'une nouvelle routine (Shoreditch)

Profiter du moment présent

Mon déménagement a eu un petit impact négatif sur pretty naive. Après tout je suis passée de sans-emploi à un emploi à temps plein. J’ai encore du mal à m’adapter à la routine métro/boulot/dodo. Les premiers jours, j’étais épuisée. Pas seulement à cause de toutes les informations que je devais emmagasiner mais surtout car j’avais une nouvelle routine de vie. Fini les escapades en plein milieu de la semaine, le dressing qui se limite à un short et un t-shirt et les petits plats préparés minutes à la maison. Salut étrange 9-5 qui va occuper toutes mes journées. C’est quand le weekend? TGIF !!!

Avant, j’avais tout le temps de rédiger, prendre des photos et publier des articles. Aujourd’hui, je me presse pour écrire un article, je publie en retard ou je saute carrément une publication. Ça m’embête car j’y tiens énormément à ce blog. J’y trouve tellement de plaisir mais récemment le professionnel et le personnel ont pris le dessus. Et ça peut paraître dingue mais ça fait un bien fou. Je revis en quelque sorte. J’ai l’impression d’avoir une utilité. C’est marrant comme un job nous définit, nous structure, nous permet d’avancer. Puis il y a toujours quelque chose à faire dans une grande ville telle que Londres. Je n’ai pas passé un seul weekend à l’appart. Je profite de chaque moment, de chaque coin de rue, de chaque découverte.


Avant de terminer, je tiens à préciser que cet article n’est pas un au revoir de ma part. Loin de là. Ce weekend, j’avais vraiment envie de faire quelque chose pour moi. Et la première chose qui m’est venue à l’esprit est bien évidemment écrire. Puis après presque 7 semaines londoniennes non-stop, j’ai besoin de me poser, reposer mon esprit (et mes jambes), me cacher des friperies (bien trop de tentations) et faire un petit brainstorming sur le contenu de pretty naive.

Je n’ai pas encore trouvé une routine où tout s’emboîte plus ou moins correctement l’un dans l’autre. Il y aura toujours des imprévus de toute façon. Et tant mieux car j’aime la spontanéité. Lorsqu’on vit un changement tel qu’un déménagement, un nouvel emploi ou les deux à la fois, il est important de se référer aux besoins élémentaires, c’est à dire les besoins de survie et de sécurité. On établit ses priorités et ensuite on construit notre chemin vers le haut de la Pyramide de Maslow. Littéralement. Alors voilà mon update, j’ai un job, un numéro de téléphone, un appart, un compte en banque, un NIN et quelques magasins de quartier préférés. Je n’ai pas encore établi une bonne routine de vie mais j’ai l’impression que je suis sure la bonne voie. Alors si vous avez des conseils à partager, je suis toute ouïe!


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