Mon cheminement vers la mode vintage

Avec la question de l’environnement, de la surconsommation ou encore de la durabilité, le mot vintage est sur toutes les lèvres. Chiner est (re)devenu à la mode. Les magazines, les blogueuses et les autres médias en parlent de plus en plus. Et en bon petit mouton que je suis, moi aussi, j’ai envie d’aborder le sujet sur mon blog!

Dans cet article, je parle principalement du vintage. Il m’arrive d’acheter des vêtements de seconde main mais c’est la mode vintage qui m’intéresse le plus. Je pense qu’il est intéressant de bien définir les deux car ce sont des termes différents:

  • Les vêtements dit de seconde main sont d’occasion donc ils ont été en la possession de quelqu’un d’autre avant de se retrouver entre nos mains. Il n’y a pas de notion d’âge lorsque l’on parle d’un vêtement de seconde main. Il se peut également que celui-ci n’ait jamais été porté par le précédent propriétaire.
  • Le vintage est un terme utilisé pour décrire les vêtements du passé. Comme son nom l’indique, un vêtement dit vintage aura plus de 20 ans. Donc si vous faites le calcul, il s’agit de vêtements de la fin des 1990 voir début 2000.

Mon cheminement vers la mode vintage

D’une appréhension à une passion 

Dans ma garde-robe, il y a toujours eu de la place pour quelques pièces vintages. Souvent chinées lors de mes passages aux États-Unis, au Canada ou encore au Royaume-Uni. Ainsi que quelques morceaux piqués à ma maman ou ma sœur. Ça a du bon d’avoir une maman qui garde tout et une sœur de 12 ans mon ainée. Et pourtant il s’agit uniquement d’une poignée de pièces. Comme beaucoup, j’ai toujours eu des appréhensions avec les vêtements trouvés en friperies.

“Ça sent le vieux. Ça sent le renfermé.”

“Ce sont des vêtements usés donc leur longévité est moindre.”

“Pour 5€ de plus, je trouve une version neuve en magasin.”

Et j’en passe.

Il faut dire que lorsque je fais du shopping, je scanne la pièce à la recherche du morceau qui me sautera aux yeux. Chercher, fouiller, c’est très peu pour moi. C’est sans doute pour cela que mon butin des soldes est toujours médiocre. Toutes mes appréhensions se sont pourtant dissipées cette année. La mode est un système circulaire. J’adore le style des années 70/80/90. Pile poil ce qui se trouve en friperie. Alors j’ai revu mon jugement.

2019, le déclic! 

Après avoir regardé plusieurs documentaires ou lu des articles et des livres sur l’impact néfaste sur notre planète de l’industrie fast fashion et de surcroît notre surconsommation, j’ai eu une prise de conscience. J’ai donc fait un tri dans mes possessions, revendu une grosse partie via Vinted et donné/recyclé le reste. Mais est-ce vraiment suffisant si je viens à remplacer ces vêtement par de nouveaux qui ne tiendraient même pas une saison? Pas vraiment. Chiner m’a toujours semblé intimidant. J’enviais les nanas et les mecs qui dénichaient des perles en friperie car de mon côté j’étais loin d’être aussi chanceuse. Alors, je me suis tournée vers YouTube et j’ai binge regardé plein de vidéos thrift haul ou come thrift with me. Maintenant je ne manque jamais les publications de mes thrifteuses préférées: Alexasunshine83, Wear I Live et Dianachamomile

J’ai ensuite découvert la chaîne de friperies belges ThinkTwice. J’ai participé à un de leurs événements où ils vident leur stock à petits prix avant d’accueillir la nouvelle collection. Je suis ressortie avec un mom jean taille haute Wrangler, une veste denim Levi’s et une robe, le tout pour 12€. Depuis chiner est devenu un vrai plaisir et … I’ve never looked back!

Mon cheminement vers la mode vintage

Les avantages du vintage 

Ce que j’aime avec les vêtements vintage ou de seconde main, c’est leur coût beaucoup plus raisonné. Bien évidemment tout dépend de la pièce. Un sac vintage Chanel reste inaccessible même à moitié prix!

Un sentiment de feel good se développe en moi après avoir acheté une pièce en friperie. On fait un petit geste pour la planète. On fait partie d’une collectivité qui a l’environnement au cœur de ses préoccupations. Plus on chine, moins on s’intéresse à ce qui se fait dans les boutiques de fast fashion. Après avoir acheté une paire de jean à 4€, la version neuve vendue entre 50-70€ perd de son attrait.

Chiner renvoie aussi à un sentiment de satisfaction particulier. Quand on déniche une petite perle unique que l’on ne retrouvera sur personne d’autre, ça rend l’expérience spéciale et limite magique!

Notre appréciation pour le vêtement change. Personnellement je ne fais plus attention aux marques. La coupe, la couleur et la matière reprennent la priorité. Aussi le célèbre Levi’s 501 ne fonctionne pas pour ma silhouette. Alors au lieu de continuer la quête du parfait 501, j’ai opté pour un jean d’une marque inconnue (Joker) dans lequel je me sens bien. 

En parlant de matériaux, ceux-ci sont généralement plus résistants. Preuve en est 20 ans plus tard, ils sont toujours là. Et il n’y a pas de mélange suspect avec 5% de ci, 3% de ça etc. 


Shopper vintage me permet de me sentir mieux dans mon corps car les coupes sont plus adaptées à mes proportions. Je pense bien évidemment aux jeans taille haute à coupe droite ou encore aux petites robes fluides qui mettent en valeur mes atouts plutôt que l’accent sur mes insécurités physiques. Mon dressing n’est pas 100% vintage ou seconde main, mais je mets petit à petit du sens dans ma garde-robe. Ma consommation en fast fashion se réduit et cela fait du bien.

Vous l’avez compris, je suis une convertie. Et vous le vintage ou le seconde main ça vous parle? Si l’idée de chiner est trop intimidante, je pourrais rédiger un article sur mes conseils sur comment acheter en friperie ainsi que partager avec vous quelques boutiques en ligne? Dites-moi ce que vous en pensez!


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