En quête d’une perfection irréaliste

Hey you! On se retrouve pour un petit billet d’humeur aujourd’hui. Si tu es nouveau.elle ici, il s’agit d’articles dans lequel je déverse tout ce qui se trouve dans mon esprit. La thématique est souvent liée à l’être humain. Mon but n’est pas de vous apporter une solution noire sur blanc. Mais plutôt de réfléchir avec moi. Nous sommes d’étranges créatures, vous ne trouvez pas? En quête d’une perfection inatteignable, on se permet de juger toute personne se trouvant dans notre cercle proche ou lointain (vive la magie d’Internet). Et personnellement, j’ai le sentiment de n’être jamais assez bien.

Ce jugement ce n’est pas quelque chose dont j’ai fait l’expérience personnellement ou plutôt directement. On a la critique facile. On se promène en rue et on ne peut s’empêcher de jouer la fashion police. Malheureusement avec le développement des réseaux sociaux, cette tendance se propage à chaque aspect de notre vie. Et à force de voir certains discours sur la toile, on s’autocritique et souvent autocensure certains de nos comportements de peur d’être jugé par… des inconnus.

Fast-fashion vs vêtements d’occasion vs mode responsable 

J’ai partagé l’article Is It Okay To Buy Fast Fashion Secondhand? dans une newsletter. Et je serai curieuse de savoir votre avis sur la question. Est-ce acceptable d’acheter des vêtements d’occasion issus de la Fast Fashion? Techniquement oui car ces vêtements qui ont déjà été fabriqués ne se retrouvent pas à la décharge. Mais étant donné qu’ils ne sont pas produits de manière écoresponsable, n’y a-t-il pas un problème d’éthique? Qu’en est-il du cuir acheté en friperie?

Suivant la vague de Marie Kondo, on s’est tous mis au désencombrement. Ce qui a bien évidemment un effet positif. Cela nous permet de repenser nos habitudes d’achat et préférer une mode plus responsable. Malheureusement les magasins de seconde main débordent. On exporte l’excédent dans les pays en voie de développement. Mais il y a beaucoup trop de vêtements. Les pays Africains veulent interdire cette exportation (Why African Countries Want to Ban Donated Clothes).

Histoire de semer la confusion dans votre esprit un peu plus, la mode responsable c’est sympa mais comme précisé dans l’article Buying new is not sustainable, no matter how you sew it, on ne va pas sauver le monde en produisant de plus en plus de t-shirts blancs écologiques. Ne devrait-on pas juste arrêter de produire de nouveaux vêtements?

L’industrie agro-alimentaire 

Achetez-vous uniquement bio? Achetez-vous uniquement local? Participez-vous aux Lundis sans viande? Flash news: ce n’est pas suffisant. Êtes-vous pesco-végétarien.ne? Vous ne trouvez pas que c’est cruel de manger du poisson? La consommation mondiale de saumon a triplé depuis les années 1980 et en fait maintenant une espèce en voie de disparition (Le saumon du Pacifique en voie de disparition au Canada). Êtes-vous végétarien.ne? Désolé de vous l’apprendre mais l’industrie laitière est encore plus néfaste que l’industrie de la viande.

Personnellement je suis devenue végétarienne pour des raisons environnementales. Le fait que je sauve des animaux est un avantage supplémentaire (comme la cerise sur le gâteau si vous voulez) mais cela ne plait pas à tout le monde. On retrouve de plus en plus d’alternatives végétales en grandes surfaces et dans les restaurants de type fast-food. Cela signifie que l’on contribue aux chiffres d’affaire de ces compagnies et la question d’éthique/locale refait surface.

Idéalement j’aime à croire que l’on va tou.te.s se diriger vers une alimentation d’origine végétale. Pourtant en janvier dernier, Bonny Rebecca, une youtubeuse australienne, annonçait dans une vidéo pourquoi elle n’était plus végane. Alors que son monde s’écroule, que tout ce en quoi elle croit depuis des années s’effondre, en commentaires, les gens n’hésitent pas à la traiter de fraude (pour rester polie). Nous possédons tou.te.s un métabolisme unique complètement différent de celui de la personne à côté de nous. Ce qui fonctionne pour quelqu’un, ne fonctionne pas nécessairement par vous.

❝ I, myself, am made entirely of flaws, stitched together with good intentions. ❞
— Augusten Burroughs

Une routine beauté imparfaite 

J’avais abordé le sujet dans mon article Pick your own battle. Ma routine beauté n’est pas 100% végane, 100% éthique, 100% cruelty-free, 100% naturelle, 100% biologique, 100% locale, 100% home made… et cela pose problème à certains. Je suis heureuse de ne pas être une blogueuse influente pour ne pas m’attirer les foudres de ces personnes en commentaire.

Dans la valise du.DE LA parfait.E petit.E ÉCOLO 

Lorsque je sors de chez moi, j’ai l’impression que je dois emporter une valise. Dans celle-ci, il est bon d’avoir: un mouchoir en tissu, une paille réutilisable (bambou, métal, verre… les trois font la polémique), des sacs réutilisables, vos propres couverts en métal, votre tasse réutilisable pour toute boisson chaude achetée en extérieur, un récipient (pas en plastique s.v.p.) pour les restes quand vous mangez au restaurant, une gourde pour votre eau… et idéalement ce serait bien d’y ranger vos déchets pour ensuite les trier à la maison (papier/carton, verre, boîte en métal et tutti quanti).

Le voyage en Australie dont vous rêvez, vous pouvez faire une croix dessus. Car prendre l’avion ce n’est pas très écolo. Troquer votre voiture contre un abonnement de train (bonne chance si vous vivez au Canada et les TGV n’existent pas). Pas de train? Pas de soucis, il y a le vélo. Malheureusement il n’y a pas de piste cyclable dans votre ville. Bonne chance! Peut-être il serait préférable de ne plus sortir de chez soi en fait.


Je pourrais continuer des heures et des heures sur d’autres thèmes comme le féminisme, l’écriture inclusive, l’éducation de nos enfants, l’entretien de notre maison, notre consommation des réseaux sociaux, la représentation du corps, la santé… Toutes ces choses méritent notre attention mais nous sommes des créatures d’habitude et le changement prend du temps. Bien évidemment cet article part dans l’extrême et est plein d’autodérisions mais vous voyez où je veux en venir.

Si on revient sur l’environnement, nous sommes tous d’accord peu importe ce que l’on fait, on contribue à la dégradation de notre planète. Tous les jours, je prends des mesures pour réduire mon impact sur ce déclin et je continuerai dans ma lancée. Malheureusement le niveau de perfection que nous attendons des autres et que l’on attend de soi-même devient vraiment malsain. Dès qu’on dévie un peu, les critiques volent. On oublie souvent que nous sommes des êtres humains en constante évolution. Notre quête de la perfection est juste irréaliste. Et cela peut nous empêcher de vivre pleinement l’instant présent.

C’est un peu là où je veux en venir avec mes articles A Balanced Life Project. L’idée n’est pas d’être parfait mais d’évoluer chacun à son rythme vers quelque chose de mieux. Au lieu d’accuser, blâmer et critiquer quelqu’un, il est important de célébrer les petits changements que les gens apportent à leur quotidien, de les encourager, de leur suggérer des alternatives, de les guider. J’espère que vous ne prendrez pas cet article comme une attaque personnelle. À nouveau, c’est juste un melting-pot de ce qui fuse dans mon cerveau. Je serai curieuse de connaître votre avis sur la question!


❝ It’s not everyone’s job to save every part of the world but it is everyone’s responsibility to thank every person who is doing THEIR part to save the world. Don’t critique, just appreciate. Don’t judge, just educate. We’re all trying our best.❞
— Carla Borthwick

Citation complète: Carla Borthwick, May 6 at 5:32 AM