A Balanced Life Project.

Avoir une vie équilibrée, être plus soucieux de sa consommation ou de son empreinte environnementale et gérer ses dépenses de manière responsable sont probablement des intentions qui se sont retrouvées dans plusieurs résolutions pour la nouvelle année. Et si vous avez lu mon article Twenty Nineteen, vous savez que je suis en plein dedans. Afin que ce ne soit pas que des paroles en l’air, j’ai décidé d’en faire un vrai projet de vie. Et pourquoi pas le documenter sur mon blog?

Aussi bateau que cela puisse paraître, je l’ai appelé A Balanced Life Project. En anglais, bien sûr, car c’est tout de suite plus cool. Puis j’ai choisi le mot balanced car An Edited Life Project sonnait beaucoup trop comme le livre qu’Anna Newton/The Anna Edit vient de sortir (j’attends d’ailleurs ma commande Amazon avec impatience)! Avec ce projet, j’ai envie de me lancer des petits défis comme une journée par mois de me time, un shopping ban de 30 jours ou plus ou encore écrire avant de m’endormir. Toutes des petites choses avec pour objectif une vie plus équilibrée pour 2019 et les années à suivre.

Et la première étape de mon projet est: organiser mes effets personnels!

A Balanced Life Project — L'organisation

Quand j’ai décidé de quitter Toronto, je me suis trouvée face à un dilemme: comment emporter toutes mes affaires avec moi? Après quatre années, on en accumule des choses! Si vous me lisiez déjà en janvier dernier, j’avais écrit quelques articles sur une première declutter session. Je connaissais la méthode pour trier, recycler, vendre ou donner mes affaires à Toronto. Ce fut donc une tâche assez facile. Longue et pénible mais facile. En rentrant, la face cachée de l’iceberg, c’était ce qui m’attendait en Belgique. Car avant mon départ en septembre 2014, j’avais stocké une partie de mes affaires chez ma maman.

Le soucis est qu’elle va bientôt déménager (enfin bientôt, on a encore un peu de marge). Ce qui veut dire qu’il n’y aura plus d’endroit où entreposer toutes mes affaires et il est temps d’agir en conséquence. Mon but n’est pas de réduire mes possessions à leur stricte minimum. Néanmoins la prochaine fois que je déménage, j’aimerai que ce soit la bonne et surtout j’aimerai tout emporter avec moi. Vous imaginez bien qu’un tri s’imposait et voici mon processus.


Trier par catégories, plutôt que par pièce.

Si tout va bien, vous n’avez pas de petites culottes dans votre cuisine. Néanmoins c’est possible qu’elles se trouvent dans votre salle de bain. L’idée de départ est donc de regrouper chaque objet de la même catégorie en un lieu afin d’attaquer chaque catégorie à la fois. Une fois qu’une catégorie est finie, cela vous donnera un sentiment de satisfaction (qui n’aime pas barrer quelque chose de sa liste?) et au moins vous aurez une vision globale de ce que vous possédez à ce niveau-là.

La Mode

Afin d’alléger la tâche, je divise cette catégorie en sous-catégories: vêtements, chaussettes, pyjamas, sous-vêtements, sacs, accessoires et chaussures. Lorsqu’on se lance dans un tri, j’ai l’impression qu’on néglige souvent les chaussettes, pyjamas et sous-vêtements car ça ne prend pas beaucoup de place ou ça n’a pas d’importance. Je ne suis pas d’accord. Qui n’a jamais trié sa garde-robe en se disant “oh ça, je vais le garder, je le porterai en pyjama” pour ensuite se retrouver avec une pile incontrôlable de pyjamas. Qui ne s’est jamais retrouvée avec la circulation coupée tellement son soutien-gorge lui rentrait dans la cage thoracique? Il est temps d’essayer chaque morceau, de se débarrasser de ce qui ne va pas et si le vêtement est en bon état, pourquoi ne pas le vendre? J’ai vendu pas mal de choses sur Vinted et jusqu’à présent tout s’est bien passé. Aussi cela m’a permis de m’offrir mon Canon EOS M6 dont je vous parlais dans mes favoris de novembre.

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Les produits de beauté et le maquillage

C’est tellement tentant quand il y a une promotion de faire le plein de ses produits préférés mais est-ce vraiment utile d’avoir un stock en cas de guerre nucléaire? Je ne crois pas. Lorsque j’ai commencé à vraiment m’intéresser au makeup (vous vous rappelez du beauty blogger boom quand tout le monde bloguait sur le maquillage?), je me suis octroyé quelques produits MAC Cosmetics, Chanel, Dior et compagnie. Mais certains produits n’ont jamais été ouverts car vu le coût, je voulais les utiliser avec parcimonie ou pour des occasions spéciales. Vous voyez le ridicule de cette situation? Quelques années plus tard, certains produits sont partis à la poubelle (car oxydé ou périmé) et d’autres ont trouvé un nouveau propriétaire.

Les petits électroniques

Il y a quelques années, dans une galaxie lointaine, très lointaine, j’avais une chaîne YouTube (allez, je vous la laisse ici, c’est cadeau). J’ai donc accumulé un peu de matériel photo et vidéo dont la vente a contribué à la cagnotte pour mon appareil photo. Rassemblez aussi tous les autres petits appareils que vous n’utilisez pas: iPod, Senseo, vieux portables et tous ces câbles dont vous ne connaissez pas l’utilité. Classez-les par sorte, vérifiez leur fonction sur Internet, détectez les doublons et séparez-vous de vos 5 chargeurs Nokia 3310, vous n’en aurez certainement pas besoin. Pour tout ce qui est électronique, si vous ne les vendez pas (entre particuliers ou dans un magasin d’achat/vente) et qu’ils ne fonctionnent plus, cherchez après un parc à conteneurs pour les recycler au lieu de les mettre dans votre poubelle évidemment 🙃

Les livres

Probablement une catégorie des plus difficiles à désencombrer pour certains. Au fil des années, j’ai accumulé beaucoup de livres. Lus pour l’école, reçus ou achetés. Au secondaire, on lisait une dizaine de livres chaque année pour le cours de français. Cela fait donc près de 60 livres en 6 ans, plus ceux du cours d’anglais. Bien que j’ai toujours rêvé d’avoir une bibliothèque sur l’entièreté d’un mûr, j’ai décidé d’être assez drastique avec cette catégorie. Les livres, c’est lourd et encombrant. Dorénavant, je ne garde que ceux qui ont une place spéciale dans mon cœur ou que j’ai lu plus d’une fois.

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Voici donc les catégories sur lesquelles je me suis focalisées mais bien évidemment celles-ci vont varier selon ce que vous avez chez vous et ce que vous devez organiser. Je ne parlerai pas de vaisselle, décoration ou meubles car ce sont des choses dont je me suis séparée en quittant Toronto. Néanmoins les questions qui suivent peuvent vous aider avec à peu près tout. Puis soyons honnête, ça ne sert à rien de garder la vieille étagère de votre tonton juste parce que vous avez peur qu’il vous face une remarque si elle disparait de votre salon 😉


Se poser les bonnes questions.

Maintenant que vous avez regroupé tous les objets d’une même catégorie, vous pouvez attaquer avec celle-ci. Personnellement j’aime commencer par une catégorie ou sous-catégorie avec peu d’objets pour un petit moment de satisfaction et afin de m’encourager pour le reste. C’est pourquoi mon désencombrement a débuté avec une séance d’essayage de pyjamas et de sous-vêtements. Puis les livres et ensuite j’étais motivée pour attaquer les vêtements!

Est-ce un objet utile ou inutile?

Définir l’utilité d’un objet afin de découvrir nos essentiels. Par exemple, des sous-vêtements de couleur chair.

Est-ce que j’utilise cet objet à l’heure actuelle?

Ou est-ce que je vais l’utiliser dans les 3 à 6 mois à venir? Car si vous faites un tri en plein hiver, vous n’allez pas jeter tous vos bikinis en vous disant “meh je ne les porterai pas avant juillet” donc bye bye. Personnellement j’ai fait un premier tri superflu et gardé ce qui me va, ce qui est en bon état et ce qui me plait. On y reviendra quand les températures le permettent.

Combien d’exemplaires ai-je de cet objet?

Faire ce genre de tri permet de détecter les doublons. Ca ne sert clairement à rien de garder cinq petits débardeurs noirs. Triez selon l’état de l’objet. Dans lesquels vous sentez-vous le mieux? Et dites bye bye à ceux avec une tâche de javel sortie de nulle part ou encore celui-ci qui vous fait transpirer comme un phoque car la matière est loin d’être au top. Cela vaut également pour tout autre objet, pas uniquement pour les vêtements. Je vous parlais des câbles mais aussi les conteneurs en plastique. À moins que vous cuisiniez pour l’équipe de foot de votre village, en avoir 60 ne sert à rien.

Pour vous donner un exemple concret: au secondaire, on recevait toujours une liste du matériel requis en début d’année. Avoir des parents divorcés fait que j’ai maintenant deux copies du livre Le Bourgeois Gentilhomme de Molière, deux copies et aucune n’a été ouverte. Molière, come on! Surtout qu’on allait voir la pièce à la fin du mois.

Pour mes produits de beauté, je pousse la chose un peu plus loin. J’ai créé un tableau où je répertorie mes produits. Je vous laisse d’ailleurs mon template comme inspiration. Il suffit de faire “Fichier > Créer une copie…” pour l’utiliser à votre tour et le modifier selon vos besoin. Cela me permet de connaître mon stock en tout temps et de ne pas accumuler trop de produits. En bonus, j’ai une page avec mes produits préférés afin de les garder en mémoire et me construire un jour le parfait vanity! A Toronto, j’avais également un tableau de ce genre pour mes aliments (frigo, congélateur, conserves). En collocation ce n’est pas toujours facile de savoir ce qui est à nous ou tout bonnement ce que l’on a et c’est très tentant de se faire livrer. Ca me permettait aussi de ne pas me retrouver avec 3 sacs de farine.

Est-ce que je possède cet objet pour moi ou pour les autres?

En d’autres termes: est-ce que je possède cet objet parce qu’il me plait à moi ou parce que j’aime l’image qu’il donne de moi? Certains objets nous apportent du prestige. Un livre que l’on n’a jamais lu mais stratégiquement posé sur une table basse pour montrer que nous aussi on comprend tout au mythe de la caverne, un sac qui vous a coûté un mois de salaire ou encore cette tablette graphique que tout le monde vous a recommandé mais que vous ne trouvez absolument pas pratique. En possédant certains objets, on se fabrique une personnalité mais ces objets méritent-ils vraiment d’être acheté juste pour le paraître? C’est un peu une perte d’argent et d’espace. Autant les donner à quelqu’un qui en trouvera une vraie utilité. 

Est-ce que cet objet m’apporte de la joie?

Cette question “does it spark joy?” est tout droit sortie du livre The Life-Changing Magic of Tidying Up de Marie Kondo. J’aime la mettre en dernier car après avoir répondu aux autres questions, on a déjà fait un beau tri. C’est un peu la question joker quand un objet n’est pas vraiment utile ni utilisé pour le moment. Il faut le reconnaître il y a des objets dont on ne peut pas se séparer et c’est tout à fait cool, le tout est de vivre dans la mesure. Ma robe de bal de fin d’année est passée à la trappe mais je garde mon pull d’université que je porte comme un objet câlin car il me rappelle plein de cool souvenirs!

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Quelques ressources utiles.

Avec cet article, je veux vous donner quelques pistes pour attaquer ce désencombrement vers une vie équilibrée. Soyons honnête, le tout est d’avoir le courage de le faire. Mais une fois que vous commencez c’est tellement satisfaisant que vous ne saurez plus vous arrêter. Si jamais vous avez besoin d’un peu plus de conseils, je vous recommande les livres suivants:

Si vous en avez d’autres à me conseiller, n’hésitez pas. J’adore ce genre d’ouvrage!


Réduire ses possessions, c’est être plus imaginatif avec ce que l’on possède, ne pas avoir peur d’être un outfit repeater et donner plus de valeur à nos biens. Lorsque je me lance dans une session de désencombrement, c’est dans le but de me recentrer sur moi-même et garder que ce qui me correspond. Se désencombrer ça ne veut pas dire se priver, c’est s’ouvrir l’esprit, créer de l’espace et de la clarté dans son environnement. C’est tellement thérapeutique, vous ne trouvez pas?


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