Being at a different life stage than your friends

Hier j’ai bu un verre (okay j’avoue la chose: 2 pitchers de bière) avec deux amies. Cela faisait un moment que l’on s’était vues, on avait énormément de choses à se raconter. C’est marrant comme les réseaux sociaux nous donnent une impression de proximité quand finalement ils sont juste le reflet des événements que l’on a envie de partager et non pas l’entièreté de notre vie. Après tout, il y a des moments heureux ou pas qu’on n’a pas envie de partager, que l’on veut garder pour soi ou qui sont bien trop long à raconter en détails par message et tellement plus agréable à raconter irl.

Au fil de la conversation, je me suis rendu compte que bien qu’on soit toutes les trois francophones, expatriées et qu’on soit arrivées au même moment à Toronto, nos vies sont loin d’être similaires. L’une est bien établie dans sa boîte et est maintenant en quête d’amour pour combler the big picture. L’autre est comblée par sa relation amoureuse, satisfaite de son job actuel mais néanmoins en quête d’une carrière qui la complèterait. De mon côté je suis un peu au milieu car je ne sais pas trop où j’en suis mais je suis certainement à une période de ma vie complètement différente de la leur.

Je me suis interrogée sur mes autres relations et je suis venue à la conclusion qu’il en a toujours été de la sorte. Je ne suis jamais en phase avec mon entourage, avec mes amis.

J’ai toujours envié ces personnes qui savent ce qu’ils veulent faire de leur vie dès leur plus jeune âge, ceux qui a 3 ans ont décidé qu’ils seraient médecin et 25 ans plus tard ils ouvrent leur cabinet. De mon côté, je voulais être styliste (je précise styliste et pas designer, on fait souvent l’amalgame des deux en français), avocate, vétérinaire, pompier, professeur de français ou mathématiques, photographe, journaliste… cela changeait au gré de mes envies, de mon entourage voire littéralement au gré des saisons.

A 17 ans, lorsque j’ai fini le secondaire, j’ai opté pour la communication dans le but premier de devenir journaliste. Mon baccalauréat de terminer, j’ai découvert que je détestais écrire des articles et que le journalisme n’était pas pour moi. Heureusement la communication est un sujet plus vaste et j’ai réussi à piocher quelques sujets qui m’intéressaient beaucoup plus. Certains de mes amis ont trouvé un job dès leur diplôme en poche. A nouveau ce n’était pas mon cas. J’ai fait une petite crise de la vingtaine, de peur de me lancer dans le marché de l’emploi (quoi une fois qu’on est diplômé on ne nous tend pas le job de nos rêves sur un plateau d’argent?), j’ai pris mes jambes à mon cou et je suis partie en une immersion linguistique de trois mois en Californie.

De retour, je devais finalement admettre que j’étais adulte et qu’il était temps que je me trouve un emploi. J’ai commencé à postuler pour des jobs dans la com dans le milieu artistique. Mais sans succès. J’ai donc élargi mes horizons petit à petit me disant que tant pis, je devrais ravaler ma fierté et bien commencer quelque part. Après tout je ne voulais pas vivre aux crochets de ma petite maman, mon immersion m’avait donné le goût de l’indépendance et mon addiction pour le shopping n’allait pas survivre si j’étais sans le sous. J’ai créé un document Excel pour y référencer tous les jobs pour lesquels je postulais. En l’espace de 9 mois, j’ai dû postuler pour plus de 200 jobs différents. J’ai eu quelques interviews mais rien n’était concluant. En parallèle, je recevais des notifications de LinkedIn pour me signaler que telle ou telle personne de ma promo venait de commencer un nouveau job. Un constant rappel de mon échec.

pretty naive | Being at a different life stage than your friends

J’ai fini par postuler pour tout et n’importe quoi. En privilégiant des jobs de vendeuse avec pour espoir de commencer en bas de l’échelle mais de lentement faire ma place dans la société et qui sait finalement arriver dans les bureaux. J’ai trouvé un premier job chez Bershka en plein Rue Neuve à Bruxelles. Un cauchemar. Certains soirs alors que nous fermions à 18h30, je restais jusque 23h-minuit à ranger le magasin afin qu’il soit prêt pour le lendemain. Ces heures n’étaient évidemment pas payées mais heureusement on pouvait les utiliser en heure de récup. Mon contrat était un 20 heure par semaine, j’en faisais largement le double si pas plus. Ajouter à ça le trajet en train de retour à la maison (une heure aller, une heure retour), j’étais littéralement au bout de ma vie. Et la cerise sur le gâteau? Je tombais souvent sur des potes qui venaient faire leur shopping le samedi et me racontaient leur vie, leur nouvel appart, leur relation de 5 ans avec leur High School Boyfriend, leur récente promotion… Même si notre parcours initial est identique, nous étions loin d’être en phase.

Après deux mois chez Bershka, j’ai finalement trouvé un autre job. Toujours dans le retail mais dans la petite boutique Vans à Bruxelles. La surface était plus petite, j’avais plus de responsabilités, l’équipe était géniale et surtout la culture Off The Wall me parlait beaucoup plus. C’est aussi à ce moment que j’ai rencontré quelqu’un avec qui j’ai eu ma première longue relation, passionnelle et forte. Travailler pour Vans n’était certainement pas ce que je m’étais imaginé pour carrière mais ne sachant pas trop ce que je voulais, cela me suffisait. Bien que tout n’était pas toujours rose, j’ai fini par m’épanouir. J’étais loin d’être en phase avec mon entourage mais je commençais à voir “la lumière au bout du tunnel”.

Une rupture et d’autres événements ont un peu retourné ma tête, j’avais envie de quelque chose de différent, d’explorer le monde et the rest is history. La suite des choses vous la connaissez bien: je suis partie au Canada dans l’optique d’y rester un an et de revenir avec un certain bagage qui j’espérais m’aiderait à trouver ce que je veux faire dans la vie et qui sait un emploi qui me passionne. Je n’étais clairement pas en phase avec mon entourage. J’étais à l’aube de mes 25 ans sans emploi, célibataire, pas de bébé en vue mais au moins, les autres m’enviaient mon audace. Cette fois, les rôles étaient inversés.

pretty naive | Being at a different life stage than your friends

Evidemment, les choses ne se sont pas déroulées comme je l’avais prévu. J’ai signé un premier contrat en bureau, un “vrai” job absolument pas lier à la communication ni à la mode ou la musique ou aucunes de mes passions mais c’était un job, dans un bureau avec un salaire correct. A 25 ans, après plusieurs années de galère, j’avais enfin my shit together. J’avais un job, je déménageais avec mon mec, je payais des factures, je remplissais mes propres impôts (je n’avais plus ma maman pour les faire à ma place mais pour ma défense le formulaire en Belgique est tellement plus compliqué qu’au Canada)… j’étais finalement une adulte, une vraie. Finalement à des kilomètres de mon entourage, j’étais enfin en phase avec eux. Il ne me restait plus qu’à trouver un job qui me passionne et bim le tour est joué!

Si vous me suivez depuis un moment, vous vous dites surement not yet girl! Yay une nouvelle rupture. Je vous en faisais part dans mon article How-to: Self-Love, celle-ci m’a un peu détruite mentalement parlant. En septembre 2016, je retournais sur les bancs de l’école et j’avais à nouveau des collocs. Je vivais dans une mini-chambre, dans une vieille maison, j’avais un job à mi-temps où je m’ennuyais à mourir. On peut dire qu’à 26 ans, j’étais à nouveau loin d’être en phase avec mes amis back home. Heureusement qu’il y en avait de tout âge dans ma classe, me donnant l’impression de ne pas être la seule paumée. Après cette année d’étude, j’ai trouvé un job en tant que Creative + Digital Strategist pour une agence de marketing.

On pourrait dire que d’un point de vue carrière, ça y est j’ai enfin trouvé ma place. Oui et non. Mon job me plait et m’apporte énormément. Mais ce n’est pas encore le job de rêve. Je ne sais pas à quoi ressemble le job de mes rêves mais je ne perds pas espoir, je reste ouverte aux opportunités. Je suis célibataire. La majorité de mes amis sont en couple, mariés, ont eu un bébé et même parfois un second en route. J’habite en collocation. Mes amis sont dans leur propre bachelor ou partagent un appartement avec leur significant other ou ils sont sur le point de faire construire. Ils ont des prêts hypothécaires. Au Canada, quand je suis à la banque ils sont toujours étonnés que je n’ai pas le moindre crédit. Mes amis en Belgique possèdent tous ou presque une voiture alors que je n’ai même pas le permis. Ouais, on est loin d’être en phase.

Avec cet article, je veux vous montrer que même si on est loin d’être au même stade que notre entourage et qu’éventuellement on est “à la traine” (comme moi) selon “la norme”, ce n’est pas grave. Tout peut changer du tout au tout, je ne le souhaite à personne bien évidemment mais on n’est à l’abri de rien. Rappelez-vous également que si tout semble parfait sur papier pour certains, tout est loin de l’être. Donc ne vous inquiétez pas trop si votre parcours est différent, un peu plus difficile, il est en constante évolution. Prenez votre temps pour faire les choses biens et si ce n’est pas pour tout de suite, restez optimiste, votre temps viendra.

Inscris-toi à la newsletter de pretty naive en cliquant ici *

  • Salut,
    Je ne sais pas si c’est le titre de ton article qui m’a interpellé ou le fait que tu t’appelles Amandine ou les deux. Ou alors le fait que je ressens aussi ce décalage entre mes amis, parfois la famille aussi. Pas raccord, une laggies aussi. Certes, avec beaucoup moins de pression qu’avant. J’ai compris qu’eux c’était eux ; moi c’est moi. Tout simplement.

    Ton article m’a beaucoup parlé aussi du point de vue professionnel. Moi aussi, j’admire ces gens qui ont toujours su ce qu’ils voulaient être et qui y arrivent. Ça n’a jamais été mon cas. Mon plus gros problème je crois c’est que j’aimerai être un tas de choses parce que j’ai pas mal de passions. Et, divers domaines m’attirent.

    Ceci dit, un se détache particulièrement : l’écriture. D’ailleurs, bientôt je me lance avec l’auto édition de mon premier roman. J’ai peur et à la fois, je suis pressée. De toucher enfin quelque chose qui a du sens. Qui me donne la sensation d’être à ma place. Et comme on dit, vaut mieux se tromper qu’avoir des regrets. Et comme tu le dis si bien, je reste ouverte à d’autres opportunités !

    Alors, merci pour cet article.

    Amandine
    http://www.lafilledelinterieur.com )

    • Je me suis tellement retrouvée dans ton commentaire, merci Amandine (héhé <3)
      Comme toi j'ai toujours beaucoup de passions et j'ai toujours voulu être un tas de chose. C'est cool mais en même temps tellement perturbant!
      Tu m'impressionnes pour ton roman, c'est tellement bien que l'on puisse s'auto publier de nos jours ça permet justement de s'y essayer et si ça marche alors c'est merveilleux. Rien que le fait de l'avoir fini et publié, voir le produit terminé te fera le plus grand bien et ensuite ce n'est que du bonheur. En tout cas je te dis déjà félicitations et bon courage 😘

    • Merci pour ton commentaire Sandrine, ça me fait énormément plaisir qu’il t’a plu et surtout de savoir que je ne suis pas la seule dans ce cas, ça soulage héhé 😘

  • Je te comprend ma belle, il a 3 mois j’étais totalement perdue. Je ne savais pas quoi fait l’année prochaine. Mon Dut informatique ne me plaisais plus, j’étais nulle et surtout je n’avais pas envie d’avoir un job ou je code toute la journée… Et finalement j’ai trouvé une réorientation qui me correspond : l’art. J’ai toujours aimé ça pourtant… Mais ça arrive de se tromper. 😅

    • Tout à fait et tu démontres que l’on peut changer de vocation à tout moment, j’espère que tes nouvelles études te plairont et que tu t’y épanouis beaucoup plus 😘

  • Comme je me reconnais dans ton récit (déjà, nous sommes belges toutes les deux et avons étudié la com toutes les deux haha) !
    Je vis aussi à l’étranger et quand je vois comment évolue mes amis en Belgique, je ne me sens pas du tout en phase avec eux : bébé, rénovation, prêt, maisons, voitures, etc… Ce sont des choses dont je rêvais il y a 10 ans mais maintenant que “j’y suis”, tout ça me fait bien plus peur qu’autre chose et ne m’attire pas le moins du monde (pour l’instant) !
    Comme toi, je n’ai pas le job de ma vie mais finalement, je préfère vivre à l’étranger 🙂

    • Haha tu viens tellement de me décrire dans ton commentaire, je m’imaginais aussi la maison et compagnie mais maintenant mmm. Je me dis que le principal est d’abord de s’occuper de soi et ensuite on verra 🙂 et je te rejoins sur la fin également. C’est une leçon de vie qui au final m’épanouit pas mal. Il ne manque plus que le job et une fois que c’est fait héhé

  • Je comprends très bien ce que tu évoques… Bientôt 25 ans, et une opportunité de poursuivre en thèse dans les semaines qui viennent (mais pas confirmée, ça pourrait très bien ne pas se faire). Et à côté de ça, pas mal de potes qui sont déjà dans un rythme bien calé, en couple avec salaire stable, voire achat d’appart/maisons, et les bébés qui commencent tranquillement à se profiler. Pour l’instant ça concerne un peu moins les amis les plus proches, davantage les potes de promo comme tu le souulignes bien. Mais je sais que tout ça va s’accélérer, j’espère que le sentiment de décalage ne sera pas trop grand

    • Tu le ressentiras certainement un peu mais le principal est de se rappeler que tu fais ça pour toi, que cela te tient à coeur et de ne pas s’isoler de tes amis qui vivent quelque chose de différent. Puis c’est super enrichissant si eux vivent ce genre d’événement avant toi car ils peuvent te donner leur impression et conseils pour le futur héhé. En tout cas je croise les doigts pour ta thèse 😘

  • J’ai du découvrir ton blog à cette période entre la fin de mes études et ma recherche d’emploi ! Cette période était difficile mais m’a appris beaucoup ! Et j’ai eu le temps de développer mes skills dans le blogging, la photography et le dessin haha maintenant j’ai le temps de rien !

    Même si je suis plus jeune que toi la plupart de mes connaissances on un appart et le gosse en route haha. Mais je pense qu’en je préfères d’en loin la vie d’expat et ma “liberté” pas trop de responsabilités pour moi pour le moment et temps mieux ! Je pense à ma “carrière” avant 🙂

  • Je me reconnait entièrement dans ton article!
    J’aurais 23 ans cette année, je me retrouve avec un bac +1 en ayant raté mon BTS de très peu, j’ai galeré avec les petits boulots, des etudes que j’ai essayé d’entreprendre dans l’espoir de trouver ma voie, en vain. Les gens sont toujours étonné quand je leurs dit que je n’ai toujours pas trouvé mon domaine.
    Je vois des personnes de mon âge validé leur master, avoir un appartement avec un copain et bébé. J’essaye de me rassurer en me disant que j’avance à mon rythme!

    • Ce n’est pas toujours facile surtout que même si on n’arrive à pas trop se comparer aux autres, certains nous le rappellent constamment 😕
      Mais comme tu dis, le principal est de nous se rappeler qu’on avance à notre rythme et malgré les petites embuches de la vie, je suis sure que tu trouveras ta voie 😁😘

  • Hello !
    Je me reconnais beaucoup dans ce que tu écris. Je suis finalement assez “en phase” avec la plupart de mes amis, mais surtout parce que je me suis forcée et que j’avais trop peur de sortir des chemins “classiques”. Mais du coup, je me remets beaucoup en question, tout le temps et pour tout, je ne suis jamais sure de mes choix et de ce que je fais et j’en passe. Finalement, je suis très en décalage lorsqu’on me regarde de plus près.
    Après c’est pas plus mal, chacun avance à son rythme et on n’a pas tous les mêmes envies et attentes 🙂

    En tout cas ton blog est une belle découverte ! 🙂

    A bientôt
    https://ta-pote-reloue.blogspot.com/

    • Ton commentaire est très différent de ce que j’ai pu lire précédemment, c’est intéressant de lire un autre point de vue.
      C’est compliqué, on essaie d’être “en phase” avec les autres, de temps en temps on s’oblige à car la pression de la “norme”. Mais dans les deux cas je pense qu’il faut principalement se soucier de soi et ce qui est bon pour non. Qu’on soit en phase avec notre entourage ou non et comme tu dis on n’a pas tous les mêmes envies et attentes! 🙂
      Merci énormément pour ton commentaire Tinhy 😚

  • Je me suis aussi parfois sentie “à la traîne” par rapport à mon entourage (enfin, ça m’arrive encore !). Notamment lorsque j’habitais encore chez mes parents, j’avais l’impression de ne pas du tout avancer dans ma vie. Et les gens avaient l’air de trouver ça “étrange” que je sois encore chez eux à mon âge. La plupart de mes amies sont aussi en couple et pensent déjà aux bébés alors que je me sens tellement loin de tout ça ! Par exemple, j’ai un cousin de 24 ans qui a acheté un terrain pour faire construire sa maison et vient d’avoir un bébé et moi je suis là wow, j’ai 28 ans et toujours pas de mec ahah.
    Côté boulot, je trouve ça difficile de trouver sa voie et/ou un job où l’on peut s’épanouir à fond. J’envie les gens qui vivent de leur passion. J’aime bien mon boulot mais ce n’est pas non plus le boulot de ma vie non plus.
    C’est sûr que chacun avance à son rythme. On ne sait pas de quoi l’avenir est fait et ça ne sert à rien non plus d’être trop pressée de tout.

    • Je comprends tout à fait ce que tu veux dire! Maintenant si ça peut te rassurer au Canada c’est super commun de vivre chez ses parents jusqu’à 30 ans héhé
      Bien sûr on veut tous notre propre appart mais les finances ne le permettent pas toujours surtout si on n’a pas un job stable :/
      Je fais une fixette sur le fait de ne pas avoir de mec aussi mais au final je me dis qu’être en couple ça ne définit pas une personne.
      Comme tu dis chacun son rythme, ça viendra quand ça viendra 🙂

  • Hello!
    Ton article me parle beaucoup. Dans mon entourage, je me sens parfois comme un Alien: célibataire, pas le job de mes rêves, et pas de gosses à l’horizon. Autour de moi, ça parle : mariage, bébé, emménagement en couple; je me sens parfois en décalage.
    Je sais également que chacun avance à son rythme, mes envies ne sont pas celles des autres. Je vis pour moi , pas pour les autres, j’ai cessé de les envié, me comparer.
    Il y a différentes manières de s’accomplir , s’épanouir, il n’existe pas un seul modèle, pour entrer dans ” la norme”. Il n’y a pas de normes. J’approche de la trentaine,mais je suis loin de me sentir comme une adulte. Ce n’est pas une maladie d’être célibataire à cet âge, les gens doivent arrêter de comparer leur cas à notre situation et nous mettre la pression. Il suffit que je revois une amie dans la même situation que moi et je me dis ” ok, je ne suis pas bizarre!”

    On a une vie, c’est la nôtre , chacun la vit comme il veut, à son rythme!

  • Ah mais qu’est-ce que je te comprends! Quand j’ai des potes qui me disent qu’elles n’ont qu’une hâte c’est de s’installer avec leur copain et se marier, je les regarde avec des grands yeux. Clairement, on est pas tous au même stade émotionnel!
    Mais là où je te suis le plus, c’est la recherche du travail de tes rêves. C’est un peu mon combat en ce moment, j’ai l’impression de n’avoir pas vraiment idée de ce que je veux faire plus tard. J’ai toujours réussi à repousser la réponse à cette question en choisissant des parcours assez généralistes. Sauf que là maintenant, plus le choix… Alors qu’à côté, je connais des gens qui savent exactement ce qu’ils veulent faire et comment y arriver. Mais comment ils en sont arrivés là???
    A la recherche de la recette secrète!

    • C’est marrant car ton article m’a fait penser à celui-ci, on est encore et toujours en phase d’un point de vue éditorial héhé
      Si tu la trouves cette recette secrète, n’hésite pas à partager en tout cas :*

  • Wow.. Comment te dire? Je me suis tellement retrouvée dans ton article chaton. Encore aujourd’hui à bientôt 25 ans je n’ai aucune idée de ce que je vais faire de ma vie, du moins je sais de quoi j’ai envie pour ma vie, mes rêves que je veux réaliser etc, mais malheureusement ce n’est pas gratuit haha et je ne sais pas où ma vie me mènera professionnellement parlant.

    Quand on se retrouve lâcher dans la “vie d’adulte” après nos études on se retrouve là avec nos bagages en se disant “Bon bin là, qu’est-ce que je vais foutre?” J’ai toujours un millions d’idées de choses que j’aimerai faire comme métier dans ma vie qui me permettrai d’aimer ce que je fais et d’être épanouie dans ma vie pro, mais je n’arrive pas à me poser et me concentrer sur une seule et unique idée. Je pense que certains ont besoin d’expérimenter différents métiers, peut-être. Bien que j’estime que la vie pro n’est pas tout ce qui compte dans une vie, loin de là d’ailleurs haha, mais ça va prendre une bonne grande partie de notre vie aussi.. Faque il faut quand même se tourner vers ce qu’on n’aime et ce qui nous plaît de faire.

    Je réfléchi encore beaucoup à ça et surtout en ce moment car quand je vais rentrer de ce beau voyage va falloir que je retourne bosser et j’ai clairement pas envie de retourner dans un job qui me coûte éthiquement, socialement etc parlant et qui me bouffe littéralement de l’intérieur. Anyway, je pourrai parler pendant des heures sur ce sujet là, mais merci pour ce bel article chaton, comme quoi on est pas tout seul à se sentir à différent stade de nos vies avec nos proches. Merci ♥!

    • Je me retrouve tellement dans ton commentaire surtout quand tu parles d’être lâcher dans la vie d’adulte et je rame toujours autant qu’au premier jour!
      Puis maintenant avec le retour. Ca va être bien fun dis donc! Comme toi je n’ai pas envie de “vendre mon âme au diable” (je le vois vraiment comme ça) juste pour de l’argent. Ce serait tellement bien de pouvoir enfin trouver quelque chose qui nous comble professionnellement parlant et nous permette d’avancer personnellement aussi. J’aimerai tellement pouvoir combiner tout ce que j’aime dans un métier et que ça fonctionne. Quelle est la recette magique?

  • Quand j’ai lu ton article pour la première fois, je me suis un peu reconnue mais j’avais du mal à exprimer ce que je ressentais. Moi aussi je me sens à la traîne mais pas seulement… Je me rends compte que j’ai passé un an à ne rien faire mis à part écrire pour le blog (et encore, je crois que j’ai du en écrire plus quand j’étais encore à la fac), lire et regarder des séries/films. Je sais que j’ai gâché un an de ma vie et pourtant, je crois qu’au fond de moi, je n’ai plus la force d’y remédier et je ne sais même pas si je l’ai eu un jour. J’ai tellement l’impression de m’apitoyer sur mon sort et peut-être que c’est le cas :/ Je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie et j’ai cette pression qui m’oppresse quand je vois, par exemple, ma meilleure amie qui a son chemin presque tout tracé tellement elle sait ce qu’elle veut faire de sa vie. Moi, je suis là et j’observe sans rien faire. J’aimerai être une battante qui essaye de toutes ses forces d’atteindre ses objectifs, de poursuivre ses rêves mais au fond de moi, je sais que je ne serais jamais heureuse donc à quoi bon se battre contre une illusion… En tout cas, en lisant ton article ainsi que les commentaires, je me suis tout de même sentie un peu moins seule donc merci ma belle <3

    • Ton commentaire m’a vraiment touché ma belle. Je comprends tout à fait ton ressenti. Maintenant j’ai plus l’impression que c’est une passade. De temps en temps on se complait un peu trop dans notre “malheur” mais je suis sûre qu’à un moment donné tu vas te réveiller, te foutre une petite claque au cul et conquérir le monde. Peut-être que tu ne trouveras pas tout de suite ta voie, je ne pense pas qu’il y a de recette magique malheureusement mais tu vas y arriver. Prends le temps dont tu as besoin, n’essaie pas trop de te comparer avec ta meilleure amie car vous n’avez clairement pas les mêmes parcours, études ou idéaux dans la vie. Ce n’est pas facile mais fais ton propre, ça prendra le temps qu’il faudra. Après mes études, j’ai passé une année sans boulot aussi et je ne sais toujours pas où j’en suis professionnellement parlant (ni même personnellement à vrai dire haha). Bon ce n’est sans doute pas super encourageant mais sache que tu seras heureuse et comblée dans ta vie, il faut juste ne pas baisser les bras! Bon courage en tout cas ♥

  • Merci pour cet article, dans lequel je me reconnais énormément. J’ai toujours eu l’impression d’être à la traine par rapport à mes amies, ma famille mais encore plus depuis quelques temps.
    Depuis la fin du lycée, je suis un peu la fille paumée qui ne savait pas quoi faire et se laissait porter par le vent. J’ai abandonné la fac juste après le bac, je suis restée un an sans rien faire, puis j’y suis retournée sans grande conviction (j’y suis pourtant restée 5 ans et en suis sortie diplômée ahah), puis comme toi après la fin de ces études je ne savais toujours pas quoi faire, je ne me voyais pas travailler, alors je suis encore restée un an sans rien faire (enfin j’avais quand même un petit job de vacataire en médiathèque). Et puis depuis un an j’ai un “vrai” travail. Pourtant je vis encore chez mes parents, célibataire endurcie, alors que la majorité de mes amies sont et vivent en couples. ce qui me donne encore l’impression d’être en retard par rapport à tout le monde, alors que quand j’y pense j’ai accompli des choses que mon entourage n’a pas fait (mon bac +5, je suis une des rares à être aussi diplômée, avoir un boulot qui me plait et pour lequel je suis faite, ce qui n’est pas le cas de toutes mes amies).

    On avance tous à notre rythme, certains plus rapidement que d’autres, parfois dans le domaine pro mais pas forcément perso (et inversement), je pense que l’important c’est surtout d’être heureux.se peu importe où l’on en est. Et surtout, SURTOUT, arrêter de vouloir se comparer et comparer nos vies aux autres.
    Encore une fois merci pour ton article plein de vérité et de sincérité <3

    • Merci de partager ton parcours 😊 même si je te souhaite de trouver “your path” ça me rassure de lire que je ne suis pas la seule. Ecrire cet article c’était un peu un vide cerveau, je ne pensais pas avoir autant de retour positif mais ça fait un bien fou. Comme tu dis on avance à notre rythme, même si c’est difficile de ne pas se comparer aux autres, il faut faire son possible. Se rattraper et se dire que notre tour viendra quand il viendra. Merci pour tes petits mots, ils m’ont fait énormément chaud au coeur 💛