reconsidering love

J’ai eu cette idée d’article il y a plusieurs mois mais il a vraiment été difficile de le sortir ou tout simplement de m’y mettre.

En septembre 2016, lorsque je déménageais à nouveau pour de bon à Toronto, on s’est posées avec ma nouvelle colloc une bouteille de vin sur la table et on a discuté afin de mieux se connaître. Qu’est-ce que tu fais dans la vie? Pourquoi tu as déménagé à Toronto? Quelles sont tes séries préférées? Et blablabla. Ensuite elle m’a posé la question qui “fâche” as-tu quelqu’un dans ta vie? A laquelle j’ai répondu non, tout simplement. Et là, elle a demandé pourquoi? La première réponse qui m’est venue à l’esprit était que je venais de me séparer (pour la deuxième fois) de mon ex. Je n’ai pas développé et elle n’a pas insisté, c’était parfait jusqu’à ce qu’elle ajoute ne t’inquiète pas tu vas vite trouver quelqu’un, je peux même te présenter des mecs supers. Sur le moment, le coeur brisé, ça m’a fait sourire.

Ensuite plusieurs fois quand j’allais à une date, que la date s’était vraiment bien passée, j’en discutais avec mes copines. Vous savez ce genre de conversation un peu niaise où elles vous demandent alors il t’intéresse vraiment? tu vas le revoir ou pas? Après réflexion, je finis toujours par dire non. Oui la date était sympa mais sans plus, pas la moindre petite microscopique étincelle. Bon je ne crois pas au coup de foudre, je sais que les relations, l’amour ça se développe petit à petit mais il faut un minimum. Vous savez ce petit sentiment au fond de soi que vous avez envie de voir un peu plus loin où cela pourrait vous mener. L’une de mes copines néanmoins a insisté quelques fois sur le sujet me demandant si je pensais toujours à mon ex, m’expliquant que je ne devrais pas comparer les deux et surtout que peut-être il serait temps que je donne sa chance à quelqu’un d’autre.

Et en lisant Ice Cream for Breakfast de Laura Jane Williams, j’ai réalisé quelque chose. On attend de nous que l’on grandisse en une personne sure de soi, qui s’aime et s’assume pour ensuite se mettre en couple, avoir des enfants et live happily ever after. Mais ça ne fonctionne pas toujours aussi facilement. Malheureusement impossible de remettre la main sur l’extrait exacte mais Laura Jane explique dans son livre quelque chose comme do not settle just for the sake of doing it en gros ne vous mettez pas la corde au cou juste parce que c’est ce que l’on attend de vous.

Etrangement plus jeune cela ne m’avait jamais dérangé d’être célibataire. Je dois même vous avouer que j’étais (comme une certaine personne l’a soulignée) plutôt volage. J’ai eu deux longues et sérieuses relations. A part celles-ci je ne suis jamais restée avec quelqu’un plus d’un mois. Certains me disent difficile mais selon moi s’il n’y a pas une microscopique étincelle, je pense que cela ne sert à rien de perdre son temps. Que ce soit pour moi ou l’autre personne. Au fil des années, j’ai remarqué que certains ne savent pas vivre en étant célibataire. Ils jonglent d’une relation à une autre plus dans la peur d’être seul que par réelle affection pour l’autre. Ensuite heureusement, les sentiments se développent mais c’est quelque chose que je n’arrive pas à faire. Pourquoi se contenter du premier venu juste pour être en couple? Je ne comprends pas.

Je me suis d’ailleurs désinscrite de toutes applications de rencontre type Tinder et compagnie. Oui être en couple me manque mais c’est surtout la complicité que l’on peut avoir avec l’autre personne qui me manque. Mes deux longues relations étaient avec quelqu’un qui me ressemblait, qui partageait des idées et des goûts similaires aux miens. Je ne pense pas que le fait de se mettre en couple just for the sake of it est quelque chose de possible pour moi et je pense que l’on devrait arrêter de se mettre la pression. L’horloge tourne, l’horloge tourne. Peut-être. Mais quand on voit toutes ces ruptures ou tous ces divorces, personnellement je préfère prendre mon temps (aussi je ne veux pas d’enfant mais ça c’est un autre débat). Et surtout la société actuelle nous a démontré plus d’une fois que l’on peut rencontrer the one (haha) à n’importe quel âge, que ce soit 15 ou 45. Puis en soi, être célibataire c’est plutôt cool!

Big hug à toutes mes single ladies ♥

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