I survived 48h without Internet

Il y a quelques jours, je me suis retrouvée sans Internet. J’étais sans wifi pour 48 heures. L’horreur n’est-ce pas? Bon je n’étais pas tout à fait sans Internet vu qu’en cas d’extrême panique, j’aurai pu me servir de ma 4G sur mon iPhone. On est tombées sans le net du lundi aprèm jusqu’au mercredi aprèm. Il faisait beau et chaud. Heureusement que ce n’était pas un dimanche soir où il drachait à grosses goûtes. Vous savez quand la météo vous donne juste envie de rester chez soi sous la couette en plein “binge watching” de la dernière super cool série. J’allais au travail où je suis quand même scotchée à mon écran d’ordinateur et de téléphone pendant 8 heures (vis ma vie de Digital Strategist) et j’ai aussi profité du wifi gratuit de Starbucks pendant 4 heures (2 heures par jour) pour continuer à bosser sur mes projets. Donc ça va je n’étais pas non plus coupée du monde! Mais une fois à la maison, j’avoue que c’était étrange. Plus de Netflix, plus de blogs, plus de YouTube, plus d’Instagram, plus de messages avec les copains/copines outre Atlantique.

On fait quoi sans Internet? Plus rien. On a plus de vie. On est de retour à l’âge de pierre.
Comment on se divertit sans Netflix? Aucune idée. 

Le lundi, nous avions congé pour Canada Day. Le Canada fêtait ses 150 ans le 1er juillet. Celui-ci tombant un samedi, on a eu droit à lundi en extra. J’ai quitté l’appartement début d’aprem pour aller me promener dans l’Est. Ma colloc m’a texté en rentrant pour me demander quel était le problème avec Internet. Un problème avec Internet? Aucune idée! Quand je suis partie tout allait bien. Apparemment quelqu’un ou un énorme raton laveur (ici, ils ont la taille des sangliers dans les Ardennes) a arraché notre box Internet. Alors j’ai rallongé ma promenade de quelques heures. Il faisait beau, chaud. Et ça m’a permis de découvrir un chouette petit endroit où j’ai brunché avec un Albuquerque Bowl (avec du tofu grillé au lieu du poulet). Damn it, c’était bon!

Le soir, je suis rentrée. Toujours pas d’Internet. J’avais quelques petites choses à faire pour le blog donc j’ai opté pour un Venti Iced Green Tea au Starbucks accompagné d’un wifi gratuit s’il vous plait. Mais ensuite regarder une série même dans les fauteuils super confortables du Starbucks ça ne le fait pas. Donc après 2 heures de boulot, je me suis résolue à rentrer.

On fait quoi du coup?

Je déménage à la fin du mois. On a deux salles de bain dans ma nouvelle maison. Je sais que celle à mon étage est avec douche mais l’autre, j’hésite. A-t-elle une baignoire ou pas? Vu que j’avais encore un bath bomb “Intergalactic“, j’en ai profité pour relaxer et pour prendre un bain. Bon si vous avez lu mon article Pamper Yourself Girl, vous savez que mes bains sont courts. Je me fais vite chier à barbotter. Je me suis occupée de moi, ça fait du bien mais ça m’a occupé une petite heure. Ensuite on fait quoi? On lit. J’ai finalement pris le temps de finir mon roman. Pour ceux que ça intéresserait, il s’agissait de Panic de Lauren Oliver, que je n’ai pas trop aimé mais au moins je l’ai fini. Je ne supporte pas de ne pas terminer un livre. Ca ne m’est arrivé qu’une seule fois!

Le lendemain, après mon tour chez Starbucks, je me suis retrouvée dans le même “pétrin”. Que faire? J’ai cuisiné. Je me suis fait des petits cookies à la banane, aux pépites de chocolat et aux flocons d’avoine. Parfait pour accompagner votre petit déjeuné, comme snack ou comme dessert. Et j’ai continué à lire.

Donc 48 heures sans Internet ça fait quoi?

Ca vous permet de revoir vos priorités. Ca fait quelques temps que je dis que je n’ai pas le temps de lire. Je l’ai, je ne le prends juste pas. Je choisis la facilité: Netflix. Je suis clairement coupable de “binge watching”. Par exemple, j’ai fini Girlboss en une journée. Bon j’avoue que ça aide beaucoup quand les épisodes sont courts, la série vraiment nulle (j’avais pourtant adoré le livre #GIRLBOSS et de manière générale j’admire énormément Sophia Amoruso) et quand je passe des passages (dont un épisode entier quand la meilleure amie de Sophia et son mec sont en plein acid trip, sérieusement un épisode pour ça?). Mais bon ça m’arrive avec plusieurs séries. Et ça vous arrive aussi, j’en suis sure. Netflix nous a tous et toutes rendus sérievores à l’extrême!!

Ca vous permet de respirer. C’est tellement facile de rester chez soi, c’est confortable et tout est à portée de main. Lundi j’aurai probablement passé une petite heure dehors et puis je serai rentrée mais là j’ai marché, marché, marché tout en profitant du soleil. Ce qui m’a d’ailleurs donné quelques couleurs (si, si, sur moi, c’est possible aussi). On lâche prise. Pas de pression des réseaux sociaux, qui fait quoi, qui est où, quoi, comment, pourquoi. Et vu que pour mon job, je suis connectée 24 heures sur 24. Ne pas être en face d’un écran et profiter du grand air (okay j’exagère, j’étais pas en forêt non plus), ça fait un bien de fou.

Ca vous permet de vous occuper de vous. En prenant un bain, en se badigeonnant de crème sur l’entièreté du corps même entre les orteils, en se cuisinant de bons petits plats comme ça les collègues sont envieuses quand vous déballez votre lunch au boulot, en se faisant plaisir avec des cookies “presque” santé accompagnés d’un bon (ou pas) bouquin à la main et un petit verre de vin blanc dans l’autre.

Et maintenant?

Un technicien est venu le mercredi après-midi pour fixer notre boite Internet. Du coup, retour au binge watching de X, Y, Z sur Netflix? He bien non. Ou tout du moins pas tout à fait. J’ai décidé chaque soir de m’arrêter, de fermer mon ordinateur, de mettre mon téléphone en mode nuit. Pour m’installer confortablement dans le fauteuil ou dans mon lit et finalement prendre le temps de lire au moins 1 heure (2 c’est mieux). J’arrête de me trouver des excuses. Après tout, je m’étais donné pour challenge de lire 20 livres en 2017. Il faut que je m’y tienne 💪🏻

Et vous? Quels sont vos petits gestes pour souffler des petits et grands écrans?
48 heures sans Internet, sans réseaux sociaux, sans Netflix, ça vous semble insurmontable?