stay patient and trust your journey

A 18 ans, on s’attend à ce que vous aillez une idée fixe de votre futur, de ce que vous voulez faire dans la vie. Complètement perdue j’avais décidée de faire un test de placement afin d’être aiguillée dans mes choix. Celui-ci vous proposait des questions du type « seriez-vous intéressé dans l’idée d’être médecin ? Très intéressé, intéressé, moyennement intéressé, peu intéressé, pas intéressé ». De manière générale être médecin ne me dérangeait pas du tout, c’était les longues années d’étude qui m’emballaient moins alors j’ai choisi « moyennement intéressée » et au final c’est ce que j’ai choisi pour la plupart des professions que le test me proposait. Etrangement la conclusion de ce test disait que je devrais me diriger vers une carrière dans le journalisme ou la communication. J’ai toujours aimé écrire, alors je me suis dit « pourquoi pas » et j’ai fini par m’inscrire en Information & Communication à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve. Certains d’entre vous ne le savent surement pas mais j’ai raté mon année. J’ai passé une merveilleuse année à Louvain mais l’université n’était définitivement pas quelque chose pour moi, j’étais loin d’être assidue, alors j’ai tenté la même chose en haute école et ça m’a plutôt bien réussi. Après 3 années, je me suis retrouvée avec un diplôme de bachelier en communication à la main.

C’est bien beau d’avoir un diplôme en poche mais que faire avec par après ? J’ai décidé de partir 3 mois aux Etats-Unis afin de me concentrer sur mon anglais (la meilleure décision de ma vie). A mon retour, j’ai tenté de trouver un job dans la comm’ sans succès. J’avais eu de super stages dans le milieu de la musique mais malheureusement ce milieu est assez restreint donc je suis restée plusieurs mois au chômage. Comme mes candidatures dans ma branche ne payaient pas, j’ai élargi mon horizon et j’ai fini par trouver un job de vendeuse chez Bershka. J’y suis restée un mois et ensuite je les ai quittés pour travailler presque deux ans chez Vans. Au début je me suis dit que c’était le job rêvé. Je glissais un orteil dans le monde de la mode en travaillant comme vendeuse et qui plus est pour une marque super cool comme Vans. Je dois avouer que les avantages sur les vêtements et les chaussures m’ont longtemps convaincu dans mon bonheur. Puis je me suis ennuyée. Il faut dire que je n’avais pas étudié pour être vendeuse. Ne vous méprenez pas je n’ai rien contre les vendeurs, au contraire je n’ai que du respect pour cette profession mais ce n’est juste pas quelque chose pour moi à long terme. Ajoutez à ça le fait qu’il n’y avait pas de possibilité d’évolution donc j’ai fini par craquer, j’ai fait mon sac et je suis partie au Canada.

Au Canada, j’ai intégré un programme qui proposait 6 mois de cours et 6 mois d’expérience professionnelle. Lors de ce visa, j’ai travaillé à mi-temps le soir en tant que serveuse lors des mariages que j’organisai en journée. En juin 2015, je signais mon vrai premier contrat dans un bureau pour le call center d’un site de vente en ligne. En novembre de la même année, je passais à un autre contrat et cette fois-ci pour une boîte qui s’occupe de licencier les établissements publics au Canada pour l’utilisation de la musique enregistrée. Mais malgré le fait que je frôlais à nouveau le milieu de la musique, ce n’était pas encore ça. Et lorsque l’option de partir s’est présentée, je dois avouer que mon job ne m’a pas vraiment retenu plus que ça.

Aujourd’hui, je suis de retour en Belgique, je vis chez ma mère, j’ai 26 ans et je n’ai toujours pas défini ce que je voulais faire de ma vie. Ou est-ce que je m’imagine dans 5 ans ? Pas la moindre idée. Une amie m’a dit récemment : « A 18 ans, on est perdu mais on se dit que d’ici nos 25 ans tout sera stabiliser. Alors qu’à 25 ans, on est toujours perdu mais cette fois-ci on a décidé de l’accepter et on continue d’avancer ». Et je trouve qu’elle n’a pas tort. Ces derniers temps j’ai lu pas mal d’articles sur la crise des 25 ans, l’effet « Fear of the Moment », la Génération Y sous pression et toujours dans la crainte de l’échec… J’ai également regardé le film « TheLifeguard » avec Kirsten Bell où à l’approche de ses 30 ans, elle décide de lâcher sa vie de journaliste à New York et rentre chez ses parents afin de se poser. Elle reprend son job étudiant de sauveteur à la piscine d’une résidence, un job simple mais qui lui permet de penser à autre chose. Ce qui m’a plu avec ce film c’est qu’on ne vous donne pas une réponse toute faite sur un plateau d’argent mais plutôt un souffle d’optimisme. On ne sait pas ce qu’il advient de son personnage mais j’ai envie de croire qu’elle s’en sort et finalement trouve sa voie.

Je ne sais pas combien de temps je resterai en Belgique, si j’y trouverai un travail, si je vais encore partir à l’aventure dans un autre pays, si je vais avoir un nouveau chez-moi, si je vais rencontrer quelqu’un, si je vais trouver ma voie dans un/deux/neuf mois mais je ne vais pas m’arrêter de chercher. Et en attendant je vais me construire de beaux souvenirs 🙂