I survived College

Oops je n’ai plus posté depuis le 4 juin dernier. J’ai un nouveau job où je gère les réseaux sociaux de différentes marques, passe mes journées sur l’ordinateur à créer différents visuels et je dois vous avouer qu’en fin de semaine, j’ai plus trop envie de tapoter sur un clavier. Il faut que je reprenne du poil de la bête et me trouve un nouveau rythme. Du coup, me revoilà avec un nouvel article!

Le 22 avril, je terminais mon deuxième semestre au Collège. Pour rappel, en septembre 2016, j’avais décidé de retourner sur les bancs de l’école pour une année Post-Graduate en Social Media au Seneca College of Applied Arts & Technology de Toronto. J’avais fait le bilan de mon premier semestre dans cet article et je me suis dit qu’un deuxième article était de rigueur vu que je viens de terminer mon année. Comme vous vous en doutez, le deuxième semestre a été un peu plus difficile que le premier.

Plus de théorie, moins de créativité

Lors du premier semestre, nous avions deux cours complètement dédiés à l’aspect visuel des réseaux sociaux. On faisait de la création de campagnes publicitaires pour les réseaux sociaux avec de l’édition de photo, des infographiques, le développement d’un site Internet sur WordPress… en gros ma came. Le second semestre était un peu plus théorique: mise en place d’une recherche de marché (mon sondage sur Starbucks et les gobelets non recyclables, vous vous souvenez? Merci d’avoir répondu à mon enquête d’ailleurs ♥), conversion, call to action, pay per click, bounce rate, comment écrire pour les différents réseaux sociaux, les limitations, l’utilisation d’hashtags…

Du coup dès que j’avais la possibilité, même infime, de laisser parler ma créativité je la saisissais. Qu’il s’agissait juste d’une mise en page sur PowerPoint ou ajouter un petit graphique par-ci, par-là. Ce qui a été remarqué par un de mes profs qui m’a conseillé de mettre l’accent sur ma créativité dans mon cv. Vous n’avez pas idée à quel point ça m’a fait chaud au coeur!

Si ça vous intéresse, j’ai compilé l’entièreté de mes travaux sur mon site WordPress amandinebula.com !

Un pour tous et tous pour un, ou pas

Nous avions un cours uniquement dédié à un projet de groupe. Notre client était une agence de marketing et ils devaient créer une campagne pour les réseaux sociaux pour augmenter les ventes de Chapman’s Ice Cream. Le marché canadien de la crème glacée est partagé entre les deux géants internationaux Breyers (Unilever) et Häagen-Dazs (de la famille Nestlé), et Chapman’s Ice Cream. Cette marque indépendante fut foncée en 1973 dans l’Ontario et est le go-to des familles canadiennes en matière de glace.

Alors un cours uniquement dédié à un projet de groupe, ça a ses avantages et ses désavantages.

Lors du premier semestre, en plus de nos cours, nous devions réaliser un projet de groupe mettant en pratique ce qu’on avait vu dans nos 5 cours. C’était plus qu’hectique! Du coup, en théorie, cette approche est plus réfléchie car on utilise ce temps pour se consacrer uniquement à notre projet. On n’est pas bouffé par les autres cours. Chacun fait son travail en temps et en heure, on s’entraide, on se donne des feedbacks. Ca c’est en théorie. Car en vrai, c’est plutôt 2 personnes sur 5 font tout le job, sont poussées à bout et n’en peuvent plus. Devinez où je me situais? Ce cours m’a fait littéralement détester les projets de groupe.

Everybody is a micro-influencer

Mon cours préféré ce semestre était Influence Based Marketing. Comme beaucoup d’entre vous, je suis une accroc aux réseaux sociaux, je suis un grand nombre de YouTubers et j’adore me plonger dans les blogs. Les “influenceurs” me vendent littéralement du rêve. Mais je n’ai jamais voulu en être une (c’est d’ailleurs pour ça que j’ai arrêté ma chaîne YouTube, je ne trouve pas que j’apportais quelque chose d’unique sur le “marché”) mais j’adorerai travailler avec eux. D’ailleurs mon dream job est de bosser pour une compagnie comme Gleam Futures qui s’occupe de talents comme Zoe Sugg, Poppy Deyes, Niomi Smart, Tanya Burr et j’en passe. J’ai fait un stage pour le label indépendant [PIAS] Play It Again Sam en Belgique et j’avais pour tâche d’arranger des interviews entre les artistes et les médias belges du coup je rêve de faire la même chose pour des influenceurs.

En plus d’être un cours super intéressant, le cours était donné par Sam Fiorella, co-auteur du livre Influence Marketing. Avez-vous déjà assisté à un cours ou une conférence où vous pouviez rester des heures durant tellement c’est passionnant? C’est ce qui m’est arrivé avec Sam. Je pouvais littéralement bouffer ses paroles. Ce gars n’est pas seulement expert dans son sujet mais dans une multitude de sujets, un puit d’information. On sent qu’il est super intelligent. Et en plus de ça, il a un humour sarcastique que j’adore 👌🏻 Chacun des assignments qu’il nous donnait était intéressant. J’ai vraiment eu l’impression d’être en challenge, de devoir repousser mes limites et au final d’apprendre énormément. Ajoutez à ça, le fait qu’il a dit à une de mes copines de classe que j’ai eu les meilleurs points pour son projet final. Aaaah #Fangirl complètement!

The field placement struggle

Afin de valider notre diplôme, on se devait de faire un “field placement”. Ce terme est ennuyant au possible. Il s’agit en fait de 100 heures de travail qui peuvent s’effectuer lors d’un stage ou d’un job dans les réseaux sociaux. Celles-ci ne peuvent être effectuées qu’une fois avoir terminé les cours. Donc après le 22 avril. Et il devait être terminé pour le 1 juin. Ola la pression! Surtout quand on est un étudiant international (c’est à dire 19 personnes sur 22 dans ma classe), qu’on ne connait absolument pas le marché et qu’on a aucune expérience en marketing ou en réseaux sociaux autre que ce qu’on a appris soi-même.

Ce “cours” n’avait pas vraiment de structure. On a su que 2 semaines avant le 22 avril qu’on avait besoin d’un “co-op permit” (généralement réservé au stage) donc on a tous stressés et postulés pour ce visa à la dernière minute. Nos maîtres de stage avaient aucune direction de la part de l’école et nous non plus d’ailleurs. Après avoir postulé auprès de plusieurs compagnies et aucune réponse favorable, je peux vous avouer que j’étais pas mal en stress. Car si je ne complétais pas ces 100 heures, je ne pouvais pas obtenir mon diplôme. Ce qui veut dire que je ne pouvais pas postuler pour mon nouveau visa donc bye bye Canada!

Pour mes cours, j’avais créé un compte Twitter professionnel où pas mal de marketers me suivent au arbitrairement. Une avait attiré mon attention à cause du nom de son agence de marketing. Et en plus elle avait son courriel dans sa bio. Du coup le 21 avril, je me suis dit que je n’avais rien à perdre et je lui ai envoyé un email. Elle m’a répondu sur le moment et quelques emails plus tard j’avais une entrevue le 25 avril. Le 26 avril, elle m’offrait un stage de 100 heures avec un contrat à la clé si tout se passe bien au bout des 100 heures. J’ai donc jonglé entre mon job et le stage pendant 3 semaines. Jusqu’à ce qu’elle me propose une position à temps plein avant même la fin du stage. Et me voilà, Creative + Digital Strategist 💁🏼

 

A l’heure où je vous écris ces quelques (hum) lignes, j’ai donc fini mon année en Social Media et je suis sur le point de recevoir mon diplôme (la cérémonie est le 27 juin). Retourner sur les bancs de l’école a été une super expérience. J’adore apprendre et je suis curieuse de nature donc c’était un vrai plaisir. Tout n’était pas parfait comme l’horaire (avoir cours le vendredi et le samedi à 8h du matin jusque 19h c’est tendu), l’égo démesuré de certaines personnes laissait à désirer, certains cours ne sont pas très passionnants mais bon il en faut pour tout le monde, les mots “projets de groupe” me font frissonner de dégoût mais de manière générale je suis vraiment contente. Et à nouveau, je ne peux que vous conseiller d’étudier au Canada car oh my god vous devriez voir mon relevé de notes 😎

Mes longs romans vous avaient manqué n’est-ce pas 😜

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  • Oh! Eh bien félicitations! J’ai un peu du mal aussi avec les travaux de groupe car comme toi, je me retrouve toujours à tout faire. J’ai beau me dire que si je ne fais rien, les autres vont peut être se bouger, je suis incapable de prendre ce risque. Encore un an d’études pour ma part, allez, c’est bientôt la fin!

    • Tu as tout à fait raison! J’essaie, puis la deadline approche et au final personne ne fait rien donc je finis tout 😒
      Courage pour ta dernière année 😘 💪🏻

  • Ton job actuel a l’air super intéressant 🙂
    Et certains de tes cours devaient être trop cool. Je te rejoins sur les travaux de groupes c’est toujours la galère à moins de tomber sur des gens qui veulent vraiment travailler…
    C’était une bonne expérience et tu peux être fière de l’avoir fait. Personnellement je ne voudrais retourner à l’école pour rien au monde, rien que pour les devoirs/travaux à faire, arg.
    Des bisous ma jolie :*

    • Oui tout à fait! Etrangement ça ne m’est jamais arriver :/
      hahaha je te comprends c’est vrai que cette partie est loin d’être excitante 😅
      ❤️