Billet d'Humeur

stay patient and trust your journey

June 16, 2016

A 18 ans, on s’attend à ce que vous aillez une idée fixe de votre futur, de ce que vous voulez faire dans la vie. Complètement perdue j’avais décidée de faire un test de placement afin d’être aiguillée dans mes choix. Celui-ci vous proposait des questions du type « seriez-vous intéressé dans l’idée d’être médecin ? Très intéressé, intéressé, moyennement intéressé, peu intéressé, pas intéressé ». De manière générale être médecin ne me dérangeait pas du tout, c’était les longues années d’étude qui m’emballaient moins alors j’ai choisi « moyennement intéressée » et au final c’est ce que j’ai choisi pour la plupart des professions que le test me proposait. Etrangement la conclusion de ce test disait que je devrais me diriger vers une carrière dans le journalisme ou la communication. J’ai toujours aimé écrire, alors je me suis dit « pourquoi pas » et j’ai fini par m’inscrire en Information & Communication à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve. Certains d’entre vous ne le savent surement pas mais j’ai raté mon année. J’ai passé une merveilleuse année à Louvain mais l’université n’était définitivement pas quelque chose pour moi, j’étais loin d’être assidue, alors j’ai tenté la même chose en haute école et ça m’a plutôt bien réussi. Après 3 années, je me suis retrouvée avec un diplôme de bachelier en communication à la main.

C’est bien beau d’avoir un diplôme en poche mais que faire avec par après ? J’ai décidé de partir 3 mois aux Etats-Unis afin de me concentrer sur mon anglais (la meilleure décision de ma vie). A mon retour, j’ai tenté de trouver un job dans la comm’ sans succès. J’avais eu de super stages dans le milieu de la musique mais malheureusement ce milieu est assez restreint donc je suis restée plusieurs mois au chômage. Comme mes candidatures dans ma branche ne payaient pas, j’ai élargi mon horizon et j’ai fini par trouver un job de vendeuse chez Bershka. J’y suis restée un mois et ensuite je les ai quittés pour travailler presque deux ans chez Vans. Au début je me suis dit que c’était le job rêvé. Je glissais un orteil dans le monde de la mode en travaillant comme vendeuse et qui plus est pour une marque super cool comme Vans. Je dois avouer que les avantages sur les vêtements et les chaussures m’ont longtemps convaincu dans mon bonheur. Puis je me suis ennuyée. Il faut dire que je n’avais pas étudié pour être vendeuse. Ne vous méprenez pas je n’ai rien contre les vendeurs, au contraire je n’ai que du respect pour cette profession mais ce n’est juste pas quelque chose pour moi à long terme. Ajoutez à ça le fait qu’il n’y avait pas de possibilité d’évolution donc j’ai fini par craquer, j’ai fait mon sac et je suis partie au Canada.

Au Canada, j’ai intégré un programme qui proposait 6 mois de cours et 6 mois d’expérience professionnelle. Lors de ce visa, j’ai travaillé à mi-temps le soir en tant que serveuse lors des mariages que j’organisai en journée. En juin 2015, je signais mon vrai premier contrat dans un bureau pour le call center d’un site de vente en ligne. En novembre de la même année, je passais à un autre contrat et cette fois-ci pour une boîte qui s’occupe de licencier les établissements publics au Canada pour l’utilisation de la musique enregistrée. Mais malgré le fait que je frôlais à nouveau le milieu de la musique, ce n’était pas encore ça. Et lorsque l’option de partir s’est présentée, je dois avouer que mon job ne m’a pas vraiment retenu plus que ça.

Aujourd’hui, je suis de retour en Belgique, je vis chez ma mère, j’ai 26 ans et je n’ai toujours pas défini ce que je voulais faire de ma vie. Ou est-ce que je m’imagine dans 5 ans ? Pas la moindre idée. Une amie m’a dit récemment : « A 18 ans, on est perdu mais on se dit que d’ici nos 25 ans tout sera stabiliser. Alors qu’à 25 ans, on est toujours perdu mais cette fois-ci on a décidé de l’accepter et on continue d’avancer ». Et je trouve qu’elle n’a pas tort. Ces derniers temps j’ai lu pas mal d’articles sur la crise des 25 ans, l’effet « Fear of the Moment », la Génération Y sous pression et toujours dans la crainte de l’échec… J’ai également regardé le film « TheLifeguard » avec Kirsten Bell où à l’approche de ses 30 ans, elle décide de lâcher sa vie de journaliste à New York et rentre chez ses parents afin de se poser. Elle reprend son job étudiant de sauveteur à la piscine d’une résidence, un job simple mais qui lui permet de penser à autre chose. Ce qui m’a plu avec ce film c’est qu’on ne vous donne pas une réponse toute faite sur un plateau d’argent mais plutôt un souffle d’optimisme. On ne sait pas ce qu’il advient de son personnage mais j’ai envie de croire qu’elle s’en sort et finalement trouve sa voie.

Je ne sais pas combien de temps je resterai en Belgique, si j’y trouverai un travail, si je vais encore partir à l’aventure dans un autre pays, si je vais avoir un nouveau chez-moi, si je vais rencontrer quelqu’un, si je vais trouver ma voie dans un/deux/neuf mois mais je ne vais pas m’arrêter de chercher. Et en attendant je vais me construire de beaux souvenirs 🙂

14 Comments

  • Reply KotKaUtopia FairyWorld June 16, 2016 at 7:36 am

    et l'approche de la trentaine te fait réaliser qu'il est temps de se bouger le cul… je galère depuis des années et là je fais tout pour trouver une formation petite enfance afin d'avoir non seulement un métier qui me tient à coeur avec des tout petits mais aussi un avenir professionnel et une sécurité financière…
    tellement dur à notre époque de réussir rapidement :/

    • Reply Amandine June 16, 2016 at 1:59 pm

      Oh c'est génial 🙂 surtout que je t'imagine tellement dans cette vocation! courage ma jolie :*

  • Reply Larry-Cow-Ver June 16, 2016 at 9:09 am

    Pareil que toi, 26 ans, chez mes parents et aucune idée de ce que je vais bien pouvoir faire sachant qu'hier j'ai eu les premiers résultats du concours infirmier et que je ne l'ai pas (ni liste d'admis, ni liste d'attente super !) j'ai grave la pêche… Il m'en reste encore un à avoir la réponse mais c'est celui que je sens le moins…
    Je me sens comme si un tracteur m'était passé dessus, grave dans le brouillard à me poser des questions sur ma voie. Bref j'ai envie de partir très loin
    Je vais tenter de copier ton état d'esprit et voir le bon côté 😉
    biz

    • Reply Amandine June 16, 2016 at 2:00 pm

      Oh je ne savais pas qu'il y avait un concours à passer en France, c'est sans doute pour ça que plein de français viennent étudier en Belgique pour être infirmier 🙂 c'est pas toujours facile mais je pense que c'est la solution idéale sinon on n'avance pas et c'est pire que tout! Je croise quand même les doigts pour ton dernier concours <3

  • Reply A bunch of futilities June 16, 2016 at 3:35 pm

    C'est vrai que c'est très dure de savoir vers quoi on souhaite se lancer. Puis on change aussi, on évolue, on à pas les même attentes, pas les même envies. Je suis tout à fait d'accord avec toi, à 18 ans (même bien avant), on ne sait pas vraiment quoi faire. Même après je te dirais. Je pense que dans le fond on est tous un peu perdue. Je t'avoue que je ne sais même pas si je vais trouver l'alternance pour la com parce qu'ils veulent des alternants déjà qualifiés, et je ne sais même pas si dans le fond c'est vraiment ce que je veux. La com m'a toujours passionnée, mais je sais pas, je suis un peu perdue en vrai et c'est vraiment hyper chiant d'être dans cette phase là. Du coup j'ai décidé de ne pas trop me prendre la tête et de profiter des bons moments, de me créer de bons souvenirs et de prendre les opportunités quand elles se présenterons :).
    Je suis sûre que tu finira par trouver un boulot dans lequel tu seras pleinement épanouie ainsi que dans ta vie perso :). Pour le moment comme tu le dis, profite des bons moments. Et dans le pire des cas, je te propose un tour du monde, ça te va chaton? 🙂 Au moins pas de prise de tête et on ne fait que profiter pleinement de la vie et de ce qu'elle à nous offrir :).
    Désolé pour le roman. Bisous bisous ♥.

    • Reply Amandine June 17, 2016 at 10:00 am

      C'est dingue qu'ils veulent des alternances qualifiés, je pensai que le principe des alternances étaient justement de devenir qualifier dans ta branche. Courage mon chat je comprends tout à fait. La com c'est génial car ça ouvre plein de porte mais des fois c'est tellement vague que les gens sont un peu réticent. Mais comme tu dis il faut rester positif, donner tout ce qu'on a et profiter des bonnes choses de la vie 🙂
      Un tour du monde? Je vote pour tu sais bien ♥♥♥

  • Reply CupcakesMusicTea June 16, 2016 at 3:55 pm

    Je me reconnais dans ton texte, j'ai mis longtemps avant de savoir ce que je voulais faire. Je n'étais pas faite pour les longues études.A 26 ans, je cumule les CDD , les aller-retour chez mes parents selon les boulots; je ne sais pas si un jour j'aurais une situation stable.

    Ne pas connaître mon avenir est une source d'angoisse, mais j'essaye de relativiser . Je vis au jour le jour et j'arrête de subir la pression.

    • Reply Amandine June 17, 2016 at 10:03 am

      Je comprends ce n'est pas l'idéal non plus, le point positif que je vois c'est que tu sais ce que tu veux faire 🙂 maintenant il faut "juste" tomber sur le job qui va te garder, en attendant ça te fait de l'expérience supplémentaire et je suis sûre que tu apprends plus sur le tas 🙂

      C'est le meilleur des conseils je pense, vivre au jour le jour et arrêter de subir la pression 🙂
      Au final je me dis je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait mais je sais que tout ira bien!

  • Reply Christel Argenta June 16, 2016 at 5:11 pm

    Tu sais il ne faut pas te tracasser tu n'es pas la seule dans le cas… pour ma part, après une année en commu à l'unif (tu vois j'avais dit qu'on se ressemblait) et puis des études de graphisme, 36 intérims et des jobs qui ne me plaisaient pas plus que ça, j'ai trouvé le job idéal à presque 32 ans… Je suis justement tombé sur une émission sur la RTBF (alos que je ne regarde jamais cette chaine) j'ai été captivée! ça parle de cette fameuse génération Y et des jeunes qui ne trouve pas leur voie ou n'arrive pas a atteindre leur but. Tu devrais jeter un oeil, il y a même un questionnaire! http://generation-quoi.rtbf.be/#

    • Reply Amandine June 17, 2016 at 10:13 am

      C'est ce qui me rassure un petit peu, de savoir que je fais partie de cette génération de perdus hahah et du coup ton histoire me rassure aussi 🙂 aaah je ne savais pas que tu avais fait commu décidément! Je pense qu'on m'en a parlé mais j'avais pas retenu le nom de l'émission du coup c'est parfait! Merciii 🙂

  • Reply Jules G June 18, 2016 at 3:19 pm

    Je me sens tellement concernée par le sujet de ton article ! Encore une année de fac mais je ne sais pas du tout ce que je vais entreprendre par la suite et c'est plutôt effrayant quand on vit dans une société qui nous pousse vers le monde du travail. Cependant, c'est rassurant de savoir qu'on n'est pas seul à se sentir perdu concernant l'avenir. J'essaye de ne pas trop y penser même si je sais que je dois vraiment réfléchir à la suite. Mais le plus effrayant, c'est d'être entouré de personnes qui savent exactement où elles vont, qui savent ce qu'elles veulent faire et toi, tu es là, à te poser des milliers de questions, à douter de tout. En tout cas, j'espère que tu réussiras à trouver le job de tes rêves où tu pourras pleinement t’épanouir et c'est sûr que ça finira par t'arriver 😉

    Bises ma chérie ❤

    • Reply Amandine June 19, 2016 at 4:11 pm

      Je suis tout à fait d'accord 🙂 quelque part j'ai quand même envie de te dire que tu as encore un peu le temps mais ça n'aide pas vraiment. Je me rappelle avoir ton âge (écoute la vieille haha), j'avais déjà ce sentiment et ça n'aidait vraiment pas de voir tous mes potes de classe trouver un boulot après leurs études ou partir vers une autre direction parce que eux ils savaient. Par contre comme tu dis c'est une période de doute mais on finira par arriver à trouver un emploi où on pourra s'épanouir pleinement 🙂

      Bisous bisous ma jolie :*

  • Reply Manue June 19, 2016 at 11:08 am

    C'est toujours compliqué comme situation. En sortant de l'école j'ai enchaîné 3 ans d'intérim et cette année j'ai eu la chance de trouver un CDI. Ce n'est pas le job de mes rêves mais c'est une stabilité qui ne se refuse pas. Je ne sais toujours pas quoi faire de ma vie donc je me contente de ce que j'ai. Je voudrais avoir une passion et faire un métier qui me passionne (ce genre de métier où tu n'as pas l'impression de travailler "pour de vrai"). Je pense qu'on rêve tous de ça ?
    Mais je pense qu'on fini tous par trouver quelques chose puis si on ne s'épanouie pas complètement dans son travail il y a toujours la vie à côté 🙂
    J'espère que tu trouveras quelque chose qui te plait, en Belgique ou ailleurs. Mais c'est sur que tu trouveras, un job, quelqu'un, un chez toi 😀 ça prendra juste le temps qu'il faudra.
    Aller, il faut penser positif il paraît.
    <3

    • Reply Amandine June 19, 2016 at 4:25 pm

      Aaaah je comprends énormément 🙂 c'est ce que je vivais à Toronto, c'était loin d'être le job de mes rêves mais comme tu dis c'est une certaine stabilité et ça fait du bien d'avoir quelque chose de stable en attendant de découvrir sa passion et qui sait d'en faire son métier? Oh ce serait le bonheur ça!
      Merci ma jolie! Oui la positivité hum 😀

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