Tell me something I can hold onto forever and never let go.
(THE AGE OF ADALINE)

Contrairement à l’avis général, je n’aime pas Blake Lively. Dans Gossip Girl, j’étais clairement pour Queen B plutôt que Serena Van der Woodsen. Je ne supporte pas ses moues. Je trouve que tout comme Kristen Stewart, son visage n’a aucune expression. Enfin peu importe les émotions, elle fait toujours la même moue. Depuis je boycotte tout ce qu’elle fait. Mais lorsque le film The Age of Adaline est sorti, j’ai décidé de revoir mon jugement. Pas pour Blake mais plutôt pour l’histoire que je trouve intrigante. Bien qu’elle soit dans la même lignée que Benjamin Button !
1937, cela fait des années qu’il n’a plus neigé sur Sonoma County, California. Adaline, alors âgée de 29 ans, percute la rembarre de l’autoroute entrainant sa voiture dans les eaux glacées. Il faut peu de temps à son corps pour entrer en hypothermie. Sa respiration se ralentit et son cœur fini par s’arrêter. Quelques instants plus tard sa voiture est touchée par la foudre déchargeant de l’électricité dans le corps d’Adaline. Elle est miraculeusement ramenée à la vie. Ce miracle est accompagné d’une étrange contrainte : depuis ce jour Adaline ne vieillit plus. Dans un premier temps, elle réfère sa condition à une vie saine et équilibrée mais malheureusement elle finit par attirer l’attention autour d’elle. De peur d’être démasquée et ensuite disséquée au microscope comme un rat de laboratoire, Adaline s’enfuit changeant constamment d’endroit et d’identité afin d’apaiser la curiosité des gens. Elle se fait la promesse de ne jamais révéler son secret à qui que ce soit. Jusqu’au jour où sous le nom de Jenny, elle rencontre Ellis et décide de souffler, de se laisser vivre un instant. Un qui instant qui peut lui coûter cher son identité car le père d’Ellis, William, reconnaît Adaline…
Comme vous pouvez le lire, l’histoire a un petit côté Benjamin Button, version féminine. Quoi qu’il en soit elle m’intéresse énormément surtout l’implication météorologique dans la condition étrange d’Adaline. Evidemment il y a cette histoire d’amour entre « Jenny » et Ellis. Le coup de foudre (c’est le cas de le dire), le vrai. Qui n’a besoin que d’un instant pour se réaliser et contre lequel la
raison n’a aucune chance. En quelques jours, Ellis ne peut plus se passer d’Adaline. Lorsque son père lui demande s’il l’aime et pourquoi, il lui répondra « parce que rien n’a de sens sans elle ». On rêve toutes d’entendre un jour ces mots, même s’ils sont mièvres au possible !
J’ai eu un énorme coup de cœur pour The Age of Adaline. Pas pour Blake Lively, même si elle remonte un peu dans mon estime. Ok je ne vais pas vous mentir elle était vraiment étonnante dans le rôle d’Adaline. En plus de l’histoire, j’ai surtout aimé la façon dont le film a été tourné. Il nous donne l’impression d’un documentaire historique ou scientifique. Il faut dire qu’il répond plutôt bien aux critères : un narrateur, des images d’archives sur les Etats-Unis en combinaison avec des
flash back de la vie d’Adaline, des vues de la planète, de l’espace, des météorites… Donnant une certaine légitimité au film qui me ferait presque demander si cela pourrait être vrai !